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GUINEE:
CONAKRY, le 13-07-2008.
Industrie et PME
Les grands chantiers qui attendent Youssouf Diallo.
<<La colonisation est un mal nécessaire>>, disait le défunt
Poète et Homme d’Etat sénégalais Léopold Sédar Senghor. Même si
cette assertion a valeur historique, elle créa du vivant de son
auteur, une opposition entre les intellectuels africains. En
Guinée, le colon français qui avait asservi l’homme noir pendant
soixante ans, avait crée des industries. En 1958, date de la
proclamation de l’indépendance guinéenne, la plupart de ces
industries, marchait. Le président Sékou Touré qui voulait
montrer sa supériorité en tant que chef d’Etat en préservant sa
dignité dans la pauvreté, s’était évertué à implanter sur tout
le territoire national, des industries.
Malheureusement, l’armée, en prenant le pouvoir par la force en
1984, avait bradé la presque totalité des usines. A cette
période-là, le slogan utilisé par les arrivistes inexpérimentés
dans la gestion des affaires de l’Etat, fut : la privatisation.
Celle-ci s’est hélas faite dans l’anarchie la plus totale. Les
plus malins s’étaient enrichis quand l’Etat s’appauvrissait.
Avec la nomination de Youssouf Diallo au poste de ministre de
l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises, la relance
de l’industrie guinéenne refait surface. Cet homme intègre,
habitué à ce secteur névralgique devra ouvrir les grands
chantiers. Il en a la volonté personnelle. Brillant homme,
discret et effacé, Youssouf Diallo est connu pour sa gestion
rigoureuse des affaires. Ceux qui l’ont connu et côtoyé,
l’apprécient bien.
Entre 1998 et 2000, M. Diallo était le bailleur de fonds discret
du journal hebdomadaire ‘’Le Globe’’. Au cours de la traversée,
nous avons appris à connaître l’homme qui a une grande capacité
d’écoute des doléances et suggestions des autres. Sa
méthodologie d’approche ou d’appréciation des problèmes posés
avait toujours animé et guidé la rédaction. C’est donc cet homme
expérimenté qui conduit désormais la destinée de l’industrie
guinéenne. Il doit redonner l’espoir de vivre aux entrepreneurs
publics et privés. Le secteur informel, nous pensons aux
vendeurs ambulants du marché Madina, doit être réorganisé pour
que chaque citoyen gagne son pain à la sueur de son front et que
l’Etat se consolide.
Des usines de fabrique de textiles comme Sanoyah sur la
nationale Conakry-Kindia, l’usine de ciments de Guinée, la
Société des brasseries de Guinée (Sobragui), Friguia Kimbo,
l’usine de Jus de fruits de Kankan, la Conserverie de Mamou,
Salguidia dans la sous- préfecture de Forécariah, les banques et
assurances et les sociétés écrans qui détruisent la Forêt
guinéenne, devront être mieux organisés.
Somme toute, la volonté personnelle du chef de département a
besoin d’une volonté politique qui, elle, émane du gouvernement.
Cette dernière volonté devra mettre fin à l’anarchie et le
népotisme qui caractérisent et décrivent l’état actuel des
choses en Guinée.
Cé Mamy
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