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CANADA: MONTREAL,
09-07-2008.
Mory Kanté à l’honneur au Festival international de jazz de
Montréal au Canada |
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C’est dans une ambiance de véritable choc culturel que le
célèbre griot électrique guinéen, Mory Kanté, monsieur « Top
50 » s’est produit le dimanche 6 juillet 2008 à Montréal dans le
cadre du festival international de jazz, organisé chaque année
dans cette ville, considérée comme l’une des plus grandes
métropoles multiculturelles du Canada.
En effet, c’est aux environs de 21 heures 30 minutes que le
présentateur du spectacle a annoncé le célébrissime griot aux
festivaliers canadiens qui l’avaient perdu de vue depuis dix
sept ans. Apparu sur scène avec son éternel accoutrement
(complet blanc) sous les ovations explosives du public,
l’artiste guinéen, Mory Kanté accompagné de 14 musiciens a
enchaîné des titres qui ont fait tilt sur l’échiquier musical
mondial dans les années 80 et 90. En effet, son titre,
Bankèro fut celui par lequel Mory Kanté a amorcé les
premières couleurs de son spectacle. Avec quelques exhibitions
de pas de danses bien maîtrisés et dosés, l’artiste et son
groupe musical distilleront des sonorités et rythmes à la fois
traditionnels et modernes pour le bonheur des spectateurs. Des
titres comme
Kourougnègnè, Soumba, Guinéen nou,
Fadenya et autres Denko ont permis aux fêtards de
s’éclater au maximum et d’entrer de facto en communion avec
l’artiste et ses musiciens. Il faut noter que dans sa chanson
Denko, Mory Kanté a expliqué en peu de mots le signifiant de
cette chanson : « …c’est une chanson en hommage aux femmes
africaines en particulier et aux femmes du monde en général…Chez
nous en Afrique, c’est la femme qui souffre le plus. |
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Elle
s’occupe du foyer, elle est au champ, fait des enfants et veille
sur eux…». Ainsi, aux sons du Tam-tam, du doundoumba, du
balafon, de la Kora, de la flûte, des castagnettes et de la
guitare acoustique le tout rehaussé par les voix captivantes et
envoûtantes du maître griot, Mory Kanté et ses choristes,
c’était l’apothéose! Mais, faut-il remarquer que la chanson la
plus attendue par le public fut sans doute le célèbre Yèkè
Yèkè, en tout cas, à en croire la participation du public
qui entonnait la chanson avec Mory Kanté dès que le premier air
fut annoncé par l’orchestre. À travers une belle occupation
scénique et une chorégraphie sans fausse note, soutenues par une
sonorité extrêmement électrique, l’artiste a démontré qu’il
restait toujours égal à lui-même. Aux dires de certains
spectateurs venus de Toronto et Vancouver, ce fut l’un des
meilleurs spectacles du festival : «… Je ne connaissais pas le
nom de l’artiste mais, je me souviens bien de Yèkè Yèkè quand
j’étais ado. C’est toujours bon à écouter. D’après moi, c’est le
meilleur spectacle», soutient Michel, venu spécialement de |
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Toronto
pour voir le spectacle. Et Chuane Young, venu quant à lui de
Vancouver, de renchérir : «...C’est vraiment un très bon
spectacle. Je trouve que les africains sont de très bons
artistes. Il faut voir l’ambiance, ho! Mon Dieu!» Il faut noter
aussi qu’il y eu une forte mobilisation des guinéens venus de
plusieurs villes canadiennes pour voir et encourager leur
compatriote Mory Kanté qui a fait la fierté et l’honneur de la
culture guinéenne en particulier et africaine en général.
C’est le lieu de dire ici que pour boucler la boucle du Festival
International de Jazz de Montréal cette année, les organisateurs
ont vu juste en choisissant l’emblématique griot des temps
anciens et modernes, Mory Kanté pour marquer le Festival d’une
emprunte musicale indélébile. Encore l’enfant d’Albadariah a
convaincu par son talent et son génie.
Une
correspondance spéciale de Fodeba Dioubaté, Journaliste guinéen
résident au Canada.
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