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SEMAINE: 03-06-2008
au 10-06-2008.
‘’Force reste à la loi’’!
Cette semaine qui finit
a été troublante et douloureuse à Conakry et dans certaines
grandes provinces du pays. Notamment à Kindia et à N’Zérékoré.
Et pour cause, une frange importante de l’armée s’est révoltée
contre la haute hiérarchie militaire. Les armes ont crépité
nuits et jours. Conséquences, des morts, de nombreux blessés et
des dégâts matériels importants.
Dimanche, une rencontre de décrispation a eu lieu à Conakry
entre le chef de l’Etat et les mutins. A la présidence de la
république, le président Lansana Conté aurait, selon nos
sources, répondu favorablement aux revendications des soldats.
Si
le commandant en chef des forces armées guinéennes a fait
siennes les réclamations de ses frères d’armes, il a cependant
rejeté du revers de la main, la mise à la retraite de tous les
généraux, piliers de son régime. Demander au président de se
débarrasser de cette vieille garde, serait une façon de
précipiter la chute de ce régime trop décrié sur le plan
national et international. Entre eux, ils ont signé un protocole
d’accords exemptant les mutins de toute poursuite. Nous sommes
d’accord que dans les casernes, il n’y aura pas de sanctions
contre Paul ou Pierre.
Cependant, le calme étant revenu, les victimes de pillages et
d’attaques au cours de cette mutinerie plus l’Etat, doivent
porter plainte contre les auteurs et les instigateurs des
troubles de la semaine écoulée, devant les tribunaux. ‘’Force
doit rester à la loi’’, comme disait récemment M.
Paul Biya, président de la république du Cameroun lors des
manifestations contre la vie chère. La justice à son tour devra
punir et mettre fin à l’indiscipline. << Dura Lex. Sed Lex.
>> La loi est dure. Mais c’est la loi !
Le
gouvernement doit mettre fin à l’impunité. Seul gage pour le
retour effectif des bailleurs de fonds et des investisseurs. La
Guinée n’est pas une république bananière. Elle est une nation
qui a des lois auxquelles tous les citoyens obéissent.
Sur le plan sportif, le décevant Syli, l’équipe nationale de
football, a fait un match nul à Conakry, contre le onze
zimbabwéen. C’était au cours des premières journées des matches
éliminatoires combinés CAN et Coupe du Monde 2010.
Ici aux Etats- Unis, l’actualité reste dominée par la course à
l’investiture démocrate. Dimanche, Hillary Clinton a remporté
les primaires de Porto Rico, petit territoire américain ingéré
dans les caraïbes. Malgré cette victoire de madame Clinton,
Barack Obama caracole toujours en tête de la course avec plus de
délégués et plus d’Etats gagnés. La balle est désormais dans le
camp des dirigeants démocrates pour trancher entre les deux
candidats.
Nous ne pouvons pas boucler la boucle sans rendre un hommage
mérité à notre confrère Moussa Mara décédé à Cuba, la semaine
dernière, des suites d’une courte maladie. Moussa Mara a caressé
le journalisme quand il était sur les bancs. Son essor débuta
réellement à l’université de Kankan où les auditeurs de la radio
nationale l’ont découvert et admiré lors des reportages
sportifs. Gassim Sylla de la RTG contribua efficacement à la
formation de notre cher ami.
Après ses études universitaires, Moussa débarqua à Conakry où un
géant du micro venait de mourir quelques années plus tôt : Aly
Badara Diakité. Sans le dire clairement, Moussa promet de
combler le grand vide laissé par ABD. Il débuta alors
l’animation d’une émission culturelle. Ses débuts sont bons et
appréciés par les auditeurs. Petit à petit, Moussa Mara parvient
à se frayer un chemin avant de capter l’esprit de ses nombreux
auditeurs. Mais l’homme propose, Dieu dispose et la nature
s’impose. Moussa Mara a été terrassé par une crise cardiaque à
la Havane où il était parti accompagner une troupe artistique
guinéenne. Repose en paix combattant de la liberté. Amen !
Georges Léonard SAGNO
Email: red@guineemoderne.com |