Guineemoderne.com

République de Guinée

 

 

 

Accueil Société | AnnonceCulture Sport | Forum | Archives | Contact

 
 

 
 

EDITORIAL - JANVIER2008

 

 

   
SEMAINE:  13-01-2008   au   20-01-2008

Les syndicats, Issa, Arafan et le Syli… ! 

La semaine dernière, tous les acteurs socio – politiques du pays s’étaient mobilisés à Conakry, la capitale guinéenne, pour faire la lumière sur la crise au sommet de l’État. En plus des partis politiques, étaient autour de la table des négociations, les institutions républicaines, le gouvernement, la société civile et les syndicats.  

Durant cinq jours, le peuple de Guinée avait l’oreille tendue quand bien même il s’activait à regrouper la provision pour les jours à venir. Au fur et à mesure que la date du 10 janvier (date choisie pour déclencher la grève…) approchait, les inquiétudes grandissaient et la peur d’une nouvelle année de troubles s’installait dans les esprits. Mais dans la soirée du 9 janvier, les résultats des discussions tombaient : la grève est suspendue. Ouf de soulagement pour les uns, tristesse pour les autres.  

Mais attention, le conflit reste ouvert au sommet de l’État. Rien n’a été réglé en fait. Les acteurs ont joué aux sapeurs pompiers pour éviter que le pays sombre. Le grand perdant est et demeure l’ex- ministre de la communication qui, malgré les nombreux appels en sa faveur, n’a pas été rétabli dans ses fonctions. Plus grave, le décret le limogeant ne l’a même pas mis à la disposition de son département. Justin Morel Junior méditera longtemps sur son cas. 

Au cours de cette même semaine écoulée, Issa Condé, le nouveau ministre de la communication a pris fonction bon gré, malgré. Le peuple de Guinée a assisté impuissant à son intronisation. La question est de savoir si le premier ministre Lansana Kouyaté se résumera dans les prochains jours à travailler avec Issa ? En tout cas, le dernier acte du vieux général président Lansana Conté est à la fois un signe fort et un avertissement pour M. Kouyaté. Lui, qui est dorénavant fragile et domptable face au lobbying qui gravite autour du palais présidentiel. Un homme averti en vaut deux, a-t-on dit ! 

Autre événement non moins important aura été  le dernier hommage rendu au général Arafan Camara, fils de Bagna dans le Sankaran, nous sommes dans la province de Faranah, au bord du fleuve Niger. Décédé à Paris le 6 janvier des suites de maladie, le général Arafan Camara, 57 ans, a été inhumé dans son village de Bagna après avoir reçu au camp Alpha Yaya sis en banlieue de Conakry, les honneurs militaires. La Guinée perd ainsi un autre officier supérieur au sein de son armée. Arafan a rejoint des officiers comme Seyni Bangoura <<armée gauche>>, Richard Loua, son ami de promotion, Jean Kolipé Lamah<<JKL>>, Kerfalla Camara, son chef d’hier…. Repose en paix mon général ! 

On boucle la boucle par le Syli national qui,  à moins d’une semaine de son premier match face aux Black Stars du Ghana à Accra, fait peur. Il a pulvérisé le Onze soudanais en match amical, en Espagne, sur le score fleuve de six buts à zéro. C’est le triomphe avant même le combat ! La Guinée et les Guinéens célèbrent déjà l’avant goût de la victoire du Syli national. Oui, les coéquipiers de Pascal Fendouno, de Souleymane Youla,  de Victor Coréa  et de Bobo Baldé sont en super forme !  

Dans les couloirs de la Fédération guinéenne de football, les opinions des professionnels du cuir rond sont plutôt favorables pour une victoire finale du Syli à l’édition 2008 de la superbe Coupe d’Afrique des Nations de football.  

Si le rêve devient réalité au pays de Kwamé N’Krumah, le Syli rentrera dans l’histoire du foot continental. Une légende se formulera autour des joueurs et le peuple jubilera. Allez le Syli, bravo le Onze guinéen, la victoire est à votre portée ! Cependant, il faut prendre au sérieux l’ennemi et mouiller le maillot jusqu’à la fin des 90 minutes.

Georges Léonard SAGNO

   

Copyright©guineemoderne 2007,  tous droits réservés.