Guineemoderne.com

République de Guinée

 

 

 

Accueil Société | AnnonceCulture Sport | Forum | Archives | Contact

 
 

 
 

EDITORIAL - JUILLET2008

 

 

   

Juillet 2009 .  DES GUINEENS MARCHENT A WASHINGTON ET APRES?

Ce lundi, 20 juillet, une poignée de Guinéens réunie au sein de ce qu’on appelle ‘’Forces vives’’ a décidé de mener une marche pacifique de protestation contre la gestion du CNDD dans la capitale américaine. En fait le nœud ou du moins la racine principale de leur marche est le non respect du chronogramme jadis approuvé par le pouvoir de Conakry, la violation des droits de l’homme etc.…. Cette brochette de revendications, si elle est aux yeux du guinéen moyen, une bonne chose ; la plupart des observateurs de la vie politique nationale et même des compatriotes vivant à l’extérieur, réfutent une telle démarche. Selon des guinéens que nous avons interrogés, la marche de Washington n’est plus d’actualité et pour cause. Le groupe de Contact international sur la Guinée, composé de la CEDEAO, de l’UA et de l’UE vient de boucler sa cinquième visite de travail dans notre pays. Au cours de cette visite, le gouvernement, le CNDD et le président de la République ont fait l’état des lieux du chronogramme sur la transition. A en croire les autorités de Conakry, ce chronogramme sera respecté. Ce qui veut dire que les élections législatives et présidentielles auront lieu d’ici la fin d’année. Prenons donc le Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) aux mots. Le Capitaine président Moussa Dadis Camara et son gouvernement seront, au finish, jugés par le peuple. Car, l’homme c’est sa parole donnée. La Communauté internationale suit de près la gestion de la transition qu’elle veut paisible et apaisée.

Pour M. Saliou Diallo, président de l’importante communauté guinéenne dans la région métropolitaine de Washington, DC, la marche est caduque et n’a plus sa raison d’être. Si hier, dit-il, le CNDD cassait des maisons appartenant a des particuliers aux motifs qu’elles ont été construites arbitrairement dans les domaines de l’Etat, aujourd’hui, cela relève du passé car il n’y a plus de casse depuis. Et d’ajouter :<<Au moment ou les cassaient avaient commencé, c’est en ce moment-la qu’il fallait organiser une marche de protestation. Ce n’est pas maintenant.( Ecouter ci-contre son interview audio.)

Pour Dr Edouard K. Zoutomou, leader du tout nouveau parti Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès (UDRP), le droit de marcher est garanti pour tous les citoyens américains. Cependant, il faut faire la part des choses. Car, selon lui beaucoup d’efforts sont faits sur le terrain par le CNDD, il ne faudrait donc pas occulter la réalité en ignorant sciemment les progrès accomplis sur le terrain. Il va plus loin et s’attaque aux racines du maux :<< s’il y a eu des bâtisses dans les domaines réservés a l’Etat, c’est que des agents de l’Etat du régime défunt ont été associés ou directement impliqués dans la vente des parcelles>>’ a-t-il souligné avant d’apprécier a sa juste valeur les grands progrès enregistres jusqu’ ici. En plus selon lui, on assiste à un acharnement de la communauté internationale contre le pouvoir de Conakry. Pour Dr Zoutomou, il faut organiser des élections. Mais avant tout, il y a des préalables à régler tels que : la mise en place du Conseil National transitoire (CNT), le nettoyage du fichier électoral et l’obtention des fonds (écouter son interview audio ci-contre)

Enfin, pour Kabinet magassouba résident a Seattle dans l’Etat de Washington, les déclarations du Commandant Moussa Keita a N’Zerekore lesquelles disaient ‘’Dadis ou la mort’’ font croire a plus d’un guinéen que le CNDD n’a pas envie de quitter le pouvoir. D’ où la nécessité de marcher pour rappeler aux autorités guinéennes qu’elles doivent tout faire pour organiser les élections en décembre. Par ailleurs, M. Magassouba demande au président Dadis de respecter sa parole (écouter l’interview audio).

De tout ce qui précède et vu l’engagement du pouvoir de Conakry d’aller aux élections en décembre de cette année, ne devrait plus être un vain mot. Le président de la République doit dégager les mesures d’accompagnement que sont l’ameublement du CNT, le bouclage du nettoyage du fichier électoral, la révision de la Loi fondamentale, la libre circulation des leaders politiques, l’organisation d’un referendum en septembre suivie des législatives et enfin les présidentielles. Avec le temps imparti, est-il techniquement et financièrement possible d’organiser des élections crédibles en Guinée ?

Georges Leonard SAGNO
 

   

Copyright©guineemoderne 2007,  tous droits réservés.