Mois: Octobre et Novembre 2008 . Quelle
belle leçon de démocratie américaine !
Si au 18ème siècle ou ‘’le siècle de la
lumière’’, selon les écrivains français, l’homme
Noir fut considéré comme étant un être sans
civilisation par l’homme Blanc. Au 19 et 20èmes
siècles, le nègre fut asservi, méprisé, battu et
jeté aux chiens par l’être supérieur (l’homme
blanc). L’Afrique, berceau de l’humanité, était
donc dépouillée de ses fils et filles qui
prenèrent la route de l’occident et des
amériques. Objectif ultime ? Utiliser à sa guise
la force noire dans les plantations américaines.
Le besoin des agriculteurs américains étant trop
grand, les colons français qui avaient spolié
l’Afrique, introduisèrent alors un honteux
commerce appelé : Le Commerce Triangulaire. Cet
avilissant et déshumanisant commerce
s’effectuait entre l’Afrique, l’Europe et
l’Amérique. Conséquences : L’Afrique
s’appauvrit, l’Europe s’industrialise et
l’Amérique fleurit.
C’est justement cette fleur américaine qui a
donné naissance à Barack Hussein Obama qui est à
la fois le fruit et le produit du croisement
entre un homme noir du Kenya et une femme
blanche du Kansas. De là découle une longue et
troublante histoire du jeune homme à la peau
métissée. Des îles Hawaï (territoire japonais
conquis et confisqué par les USA en 1945),
l’enfant prodige part en Indonésie avec sa mère
où il étudie la Madrasa. Dans cette école,
Barack (ce nom tiré du swahili ‘’Baraka’’
signifie la chance, le bonheur…) se familiarise
avec le coran et ses dérivés.
En général, dans cette école, on apprend à lire
sans comprendre. D’où serait certainement partie
l’éloquence de celui qui, le 20 janvier 2009,
sera investi quarante quatrième président des
Etats-Unis d’Amérique. Quelle belle leçon de
démocratie dans un pays où la race noire était
synonyme de tous les maux : vols, viols,
meurtres, drogue, alcool, prostitution, saleté,
etc.
L’homme noir que certains historiens européens
avaient comparé à tort à un lézard, un être
tombé d’un arbre avant-hier, sans culture ni
dignité, a été porté au panthéon de la
démocratie par un de ses fils en la personne du
très respecté M. Barack Hussein Obama, président
des Etats-Unis.
Après une telle victoire, l’Afrique, avec larmes
aux yeux, vous adresse un seul et unique mot :
MERCI !!! Merci d’avoir rejeté du revers de la
main la ténébreuse thèse des mauvais historiens
qui ont voulu nier l’existence de l’homme noir.
Et pourtant, il existe et vit une vie pleine de
chaleur, une vraie chaleur sortie des entrailles
de grosses lianes qui peuplent la forêt
tropicale africaine. Nous sommes fiers de vous
M. Obama et l’Afrique, terre de vos aïeux vous
supporte et vous admire tout au long du
parcours. Vous avez la Baraka parce nul
n’imagine que l’Amérique allait oser de la
sorte. Mais, reconnaissons que derrière cette
audace, il y a bien sûr une question de prestige
national. L’Amérique aime le prestige et elle en
a eu. Le monde entier en prend note.
Pendant que l’on fête l’enfant chéri de Chicago
(Obama), la Guinée, elle, vit l’heure des
émeutes à répétitions. Les échauffourées entre
les forces de l’ordre et les jeunes qui ont déjà
fait des morts risquent de se poursuivre. La
toile de fond de ces émeutes sporadiques est la
baisse insignifiante du prix du litre d’essence
à la pompe. Le gouvernement est donc
publiquement désavoué. Ce qui, de facto, rend
cette décision sur la baisse du prix des
produits pétroliers, impopulaire et inacceptable
par tous. Malgré la déclaration dans les médias
du premier ministre Souaré, la population
n’entend pas désarmer même s’il y a une accalmie
sur le terrain. Allons-nous vers la résurrection
de la guérilla urbaine de janvier-février 2007 ?
Ailleurs dans le monde, l’Italie a enregistré
lundi, la mort de la diva africaine Miriam
Makéba. ‘’Mama Africa’’ est décédée d’une crise
cardiaque après avoir donné l’ultime concert.
Elle avait 76 ans. La sud africaine n’est plus !
Mais ses vœux ont été exhaussés car l’apartheid
(développement séparé des races) n’existe plus.
Elle fait chemin avec Kèlètigui Traoré des
Tambourinis rappelé à Dieu le jour suivant à
l’âge de 74 ans. N’oublions pas Malick Camara du
Kaloum star décédé le même jour. Kèlètigui et
Malick ont regagné leur dernière demeure jeudi
en Guinée qui pleure trois icônes de la musique.
Prions pour le repos de leurs âmes !
Georges
Léonard SAGNO