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EDITORIAL - JUILLET2008

 

 

   

Mois: Octobre et Novembre 2008 .     Quelle belle leçon de démocratie américaine !

Si au 18ème siècle ou ‘’le siècle de la lumière’’, selon les écrivains français, l’homme Noir fut considéré comme étant un être sans civilisation par l’homme Blanc. Au 19 et 20èmes siècles, le nègre fut asservi, méprisé, battu et jeté aux chiens par l’être supérieur (l’homme blanc). L’Afrique, berceau de l’humanité, était donc dépouillée de ses fils et filles qui prenèrent la route de l’occident et des amériques. Objectif ultime ? Utiliser à sa guise la force noire dans les plantations américaines. Le besoin des agriculteurs américains étant trop grand, les colons français qui avaient spolié l’Afrique, introduisèrent alors un honteux commerce appelé : Le Commerce Triangulaire. Cet avilissant et déshumanisant commerce s’effectuait entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique. Conséquences : L’Afrique s’appauvrit, l’Europe s’industrialise et l’Amérique fleurit.

C’est justement cette fleur américaine qui a donné naissance à Barack Hussein Obama qui est à la fois le fruit et le produit du croisement entre un homme noir du Kenya et une femme blanche du Kansas. De là découle une longue et troublante histoire du jeune homme à la peau métissée. Des îles Hawaï (territoire japonais conquis et confisqué par les USA en 1945), l’enfant prodige part en Indonésie avec sa mère où il étudie la Madrasa. Dans cette école, Barack (ce nom tiré du swahili ‘’Baraka’’ signifie la chance, le bonheur…) se familiarise avec le coran et ses dérivés.

En général, dans cette école, on apprend à lire sans comprendre. D’où serait certainement partie l’éloquence de celui qui, le 20 janvier 2009, sera investi quarante quatrième président des Etats-Unis d’Amérique. Quelle belle leçon de démocratie dans un pays où la race noire était synonyme de tous les maux : vols, viols, meurtres, drogue, alcool, prostitution, saleté, etc.

L’homme noir que certains historiens européens avaient comparé à tort à un lézard, un être tombé d’un arbre avant-hier, sans culture ni dignité, a été porté au panthéon de la démocratie par un de ses fils en la personne du très respecté M. Barack Hussein Obama, président des Etats-Unis.

Après une telle victoire, l’Afrique, avec larmes aux yeux, vous adresse un seul et unique mot : MERCI !!! Merci d’avoir rejeté du revers de la main la ténébreuse thèse des mauvais historiens qui ont voulu nier l’existence de l’homme noir. Et pourtant, il existe et vit une vie pleine de chaleur, une vraie chaleur sortie des entrailles de grosses lianes qui peuplent la forêt tropicale africaine. Nous sommes fiers de vous M. Obama et l’Afrique, terre de vos aïeux vous supporte et vous admire tout au long du parcours. Vous avez la Baraka parce nul n’imagine que l’Amérique allait oser de la sorte. Mais, reconnaissons que derrière cette audace, il y a bien sûr une question de prestige national. L’Amérique aime le prestige et elle en a eu. Le monde entier en prend note.

Pendant que l’on fête l’enfant chéri de Chicago (Obama), la Guinée, elle, vit l’heure des émeutes à répétitions. Les échauffourées entre les forces de l’ordre et les jeunes qui ont déjà fait des morts risquent de se poursuivre. La toile de fond de ces émeutes sporadiques est la baisse insignifiante du prix du litre d’essence à la pompe. Le gouvernement est donc publiquement désavoué. Ce qui, de facto, rend cette décision sur la baisse du prix des produits pétroliers, impopulaire et inacceptable par tous. Malgré la déclaration dans les médias du premier ministre Souaré, la population n’entend pas désarmer même s’il y a une accalmie sur le terrain. Allons-nous vers la résurrection de la guérilla urbaine de janvier-février 2007 ?


Ailleurs dans le monde, l’Italie a enregistré lundi, la mort de la diva africaine Miriam Makéba. ‘’Mama Africa’’ est décédée d’une crise cardiaque après avoir donné l’ultime concert. Elle avait 76 ans. La sud africaine n’est plus ! Mais ses vœux ont été exhaussés car l’apartheid (développement séparé des races) n’existe plus. Elle fait chemin avec Kèlètigui Traoré des Tambourinis rappelé à Dieu le jour suivant à l’âge de 74 ans. N’oublions pas Malick Camara du Kaloum star décédé le même jour. Kèlètigui et Malick ont regagné leur dernière demeure jeudi en Guinée qui pleure trois icônes de la musique. Prions pour le repos de leurs âmes !

Georges Léonard SAGNO

   

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