Aimé, tes ouvrages que nous avons lus et côtoyés
durant nos études secondaires et universitaires voire
post-universitaires nous reviennent à l’esprit. Ils ne
nous quitteront jamais surtout que tu n’es plus de ce
monde.
Parmi
eux, citons : Cahier d’un retour au pays natal
(1939), ton œuvre majeure. Dans ce livre, tu
évoques tes souvenirs de France où, une bourse
t’avait emmené pour des études ; Une Saison au
Congo, un roman qui relate les événements politiques dans
le pays de Mobutu et l’émergence d’une grande figure
politique africaine : Patrice Lumumba. Le Congo belge
aujourd’hui, République démocratique du Congo ; La
Tragédie du roi Christophe(1963), pièce de théâtre dans
laquelle tu parles avec aisance de la vie d’un
roi en Haïti, première république noire indépendante
du monde ; Présence africaine (1947), dans cette revue
que tu as créée avec ton ami et combattant politique et
culturel, le sénégalais Alioune Diop ; Toussaint
Louverture(1962) ;
Et les chiens se taisaient (1956) ; Discours sur
le colonialisme….Tous ces ouvrages suscités ont marqué
la vie des étudiants noirs d’Afrique et d’ailleurs.
Nous
retenons une de tes fameuses citations :<<une
civilisation qui évolue à vase clos, s’étiole>>.
Après Léon Gontran Damas, Williams Edward
Burghardt Dubois, Frantz Fanon, Léopold Sédar Senghor,
Alioune Diop, David Diop, Birago Diop, Camara Laye etc….
voilà que tu nous quittes à jamais.
Nous transmettrons aux générations futures les
dignes enseignements que nous avons reçus à travers tes œuvres.
Avec
la disparition d’Aimé Césaire, la poésie perd une voix,
la Négritude, un de
ses ardents défenseurs, l’Afrique noire, un fils, la
Martinique, un maire et un président, le monde, un grand
homme culturel et politique.
Repose en paix
Aimé Césaire que nous avons aimé sans vouloir
jamais oser le dire de son vivant ! Ainsi va la vie des
hommes.
Georges
Léonard SAGNO
Directeur
de la Rédaction
red@guineemoderne.com