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GUINEE:
CONAKRY,
le 11-02-2010.
Rabiatou
Serah Diallo ou la garante de la transition
La nomination de la plus grande syndicaliste Hadja
Rabiatou Serah Diallo à la tête du Conseil National de
Transition (CNT) constitue le vrai signal du
déclenchement du processus démocratique engagé en Guinée
depuis le 15 janvier 2010 après la signature des accords
de Ouaga entre le Capitaine Dadis Camara et le Général
de Brigade Sékouba Konaté.
Comme quoi, ceux qui douteraient encore de la volonté du
CNDD à rendre le pouvoir aux civils devraient se mettre
désormais à l’évidence qu’après la nomination d’une des
femmes les plus puissantes que la Guinée ait jamais
connue à la tête de la structure qui aura la noble tâche
de toiletter les différents textes qui ont subi moult
tripatouillages des autorités précédentes, rien ne
pourra plus arrêter la volonté d’El Tigre et surtout la
détermination de la dame de fer, Rabiatou. Cette icône
de la vie politique et syndicale, qui est éprise de
paix, de démocratie et de bonheur pour le peuple de
Guinée et qui s’est toujours battue pour le retour des
civils au pouvoir et pour le respect des droits des
Guinéens en général et de ceux des travailleurs en
particulier entend garantir aux Guinéens la transition
tant attendue depuis le 23 décembre 2008 après
l’avènement des militaires au pouvoir.
Rabi, pétrie d’expérience et Secrétaire Générale de la
Confédération Nationale des travailleurs de Guinée, sera
à la hauteur d’assumer les responsabilités qui seront
désormais les siennes. N’a-t-elle pas émerveillé tous
ses compatriotes en coupant le sommeil au puissant
Général Lansana Conté ?
Rappelez-vous, les événements de janvier-février 2007 où
sous la houlette de nos deux grands syndicalistes Hadja
Rabiatou et Ibrahima Fofana, le mouvement pendulaire de
l’histoire guinéenne a connu une accélération
vertigineuse et un chamboulement sans précédent,
obligeant celui qui régnait sans partage sur la Guinée,
qui régentait l’Etat et qui faisait et défaisait les
carrières, Lansana Conté, à céder une grande parcelle de
ses pouvoirs à un premier ministre de consensus, Lansana
Kouyaté.
S’il est vrai que c’est à l’œuvre qu’on reconnait
l’ouvrier, Hadja est reconnue pour son combat. Celui de
mettre fin à la dictature et à la gabegie financière.
Son véritable rôle dans cette transition sera désormais
de bousculer tous les acteurs qui tenteront de trainer
les pieds. C’est pourquoi dès après sa nomination, elle
a commencé à mettre la pression sur le Premier ministre
Jean Marie Doré en lui exigeant de préciser aux Guinéens
sa non candidature et de former rapidement son
gouvernement qui tarde à éclore.
En clair, en nommant Hadja Rabiatou à la tête de cet
organe consultatif chargé de légiférer pendant la
transition, le Général Sékouba a trouvé ainsi un(e)
gendarme qui est capable de veiller sur le bon
déroulement de la transition et de maintenir une
pression constante sur le gouvernement de transition
quant au respect du calendrier électoral et des textes
qui seront élaborés à cet effet.
Rabi reste aux yeux de la plupart de ses compatriotes,
l’un des précurseurs de la démocratie en Guinée, aux
cotés de ses ainés Alpha Condé, Jean Marie Doré, Feu Bâ
Mamadou et Feu Siradiou Diallo. A l’instar des femmes
comme M’Ballia Camara, Hadja Mafoury Bangoura, Jeanne
Martin Cissé et tant d’autres, la nouvelle présidente du
CNT est immortalisée. Son nom est désormais inscrit en
lettres capitales dans les annales de l’histoire de
notre chère patrie.
A n’en pas douter, Mama Rabi qui a fait du combat pour
la démocratie son sacerdoce, n’a pas encore fini de nous
gratifier de ses bonnes actions dans la sauvegarde de
l’intérêt du peuple de Guinée, puisqu’elle possède
toujours ses 32 dents pour mordre dans la vie.
Bangaly Condé «Malbanga »
Condebs09@yahoo.com
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