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FRANCE:
PARIS, le
20-02-2010.
RFI/
AFRIQUE : UNE HONTE TOUT DE MEME POUR LA FRANCE
Ce TRUC-LA, mes chers amis, c’est un véritable fléau de
nos jours encore. Oui ! C’est une peste vraiment que RFI
/ AFRIQUE. Mais c’est surtout une peste pour la France
elle-même, au finish : elle qui s’est donné tant de
peine pour instituer une impureté aussi colossale, et
aussi sordidement animée par des ‘’ROBOTS PARLANTS’’
tout parfaitement programmés pour mentir, pour déformer,
pour éluder, omettre et /ou occulter, c’est selon, à
propos de tout ce qui concerne l’Afrique Noire
‘’francophone’’ surtout ! Pour RFI/AFRIQUE comme pour sa
patrie, la FRANCE dite ETERNELLE, c’est l’imperméabilité
garantie à toute vérité, à toute objectivité, à toute
valeur, à toute beauté susceptibles d’échapper à leur
contrôle, à leur appropriation et à leur confiscation.
RFI/AFRIQUE et sa FRANCE sont hostiles à tout ce qui
peut faire la GRANDEUR DES AUTRES. DE TOUT AUTRE ! MAIS
SURTOUT DE LA GUINEE DU 28 SEPTEMBRE 1958. CELLE DU
‘’NON’’ AU REFERENDUM GAULLISTE. CELLE DE SEKOU TOURE,
l’incontestable N° 1 de la reconquête et de la
restauration de la LIBERTE et de la DIGNITE DU NOIR,
au-delà de toutes les thèses racistes, prônées par des
complexés aux ordres, et visant justement à nier, à
effacer, à ‘’déshistoriciser’’ le rôle de ce géant.
VOICI ENCORE UN EXEMPLE DE CETTE ATTITUDE SORDIDE DU
DEMONIAQUE COUPLE D’HORREURS EN QUESTION
1. L’EXUTOIRE CHOISIE CETTE FOIS-CI POUR LES
DEJECTIONS DETRITO-CONFUSIONNISTES : ’ LE DEBAT AFRICAIN
DE MADELEINE MUCAMABANO’’, DU DIMANCHE 14 FEVRIER 2010
2. THEME DE CIRCONSTANCE : L’AFRIQUE (Noire
surtout !), face à l’APARTHEID, à l’ANC, et après la
chute du système blanc séparatiste.
3. INTERVENANTS :
3.1 MADELEINE MUCAMABANO : elle-même ; une journaliste
qui croit que personne ne perçoit ses yeux, son accent
et ses élans réels vis-à-vis de l’Afrique indépendante
(noire surtout !) ;
3.2 Un certain Albert Bourgi, professeur de droit réputé
‘’spécialiste’’ des questions africaines, (noires en
particulier) ; un qu’on entend bien souvent ;
3.3 Un certain SAÏD JINIT, ‘’Représentant Spécial du
Secrétaire Général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest’’
;
3.4 Un certain Diouf, professeur d’Histoire aux
Etats-Unis d’Amérique ;
3.5 Une certaine personnalité camerounaise, dont j’ai
mal entendu et mal compris le nom, mais qui serait, je
crois, un ‘’Défenseur’’ des droits de l’homme.
4. MON ANALYSE DES ’’DEBATS’’
D’après leurs déclarations, généralement véhémentes ou
péremptoires, à l’emporte-pièce parfois (notamment pour
l’animatrice qui est vraiment une spécialiste de
l’obstruction et de la déviation des idées quand elles
ne lui conviennent pas !) ; d’après aussi leurs
identités déclinées, nos ‘’précieux’’ intervenants
pourraient bien penser qu’ils ont réussi à semer la
confusion la plus totale dans l’esprit des Jeunes
Africains (Noirs surtout !), en ce qui concerne le rôle
joué par l’Afrique indépendante dans la lutte contre
l’Apartheid, et dans le soutien au combat de l’ANC.
Mon sentiment, c’est aussi, j’en suis certain, celui de
nombre d’auditeurs lucides, c’est que nos débatteurs se
sont escrimés comme de beaux diables, pour minimiser,
pour négativiser même ce rôle. Ils ont en effet
soigneusement évité de témoigner de la mesure réelle du
combat dont l’Afrique indépendante fut en vérité
l’unique actrice. L’Afrique indépendante qui, à l’OUA,
aux NON-ALIGNES et à l’ONU, a acculé les racistes blancs
en général, et ceux d’Afrique du Sud en particulier,
dans leurs derniers retranchements. Une Afrique dont la
mobilisation avait poussé les Afrikaners à la terrible
faute de SOWETO en 1976, parce qu’ils étaient réellement
devenus fous !
Nos spécialistes du mépris pour l’Afrique Noire et de la
déformation de notre histoire, n’ont même pas eu la
‘’politesse’’ de rappeler les trois (3) grandes
priorités de l’OUA. Les plus urgentes
I. LA LIBERATION TOTALE DU CONTINENT AFRICAIN DE
TOUTE DOMINATION COLONIALE, quel qu’en soit le prix !
(parce que la LIBERTE n’a pas de prix !) ;
II. LA PROMOTION DE L’UNITE AFRICAINE, notamment
par le respect des frontalières héritées du
colonialisme. C’était pour éviter tout risque de
déchirements incessants et sans issue. Disposition que
Mr Houphouët- Boigny avait pour sa part violée
allégrement en 1967, en suscitant et en soutenant avec
détermination, grâce au fric des Français (c’est connu),
la Sécession biafraise qui, en trois petites années de
pyromanie Houphouéto-hexagonale, a causé la mort de deux
millions (2 000 000) de pauvres Nigérians ;
III. L’ABOLITION DU REGIME DE L’APARTHEID.
Ces trois priorités ont été observées sans la moindre
faiblesse, et elles ont entraîné les actions suivantes,
dont nos ‘’débatteurs’’ ont soigneusement évité de se
souvenir :
a)- Le soutien plein et entier à tous les mouvements de
libération nationale réellement représentatifs des
populations dominées par des puissances coloniales ;
b)- Des sanctions sans appel contre toute velléité de
remise en cause de l’intégrité et de la souveraineté
d’un pays membre de l’OUA (d’où l’embargo anti-biafrais
qui avait littéralement assommé les parrains de la mafia
esclavagiste de la Françafrique) ;
c)- Le soutien tout particulier à l’ANC et à ses
combattants armés.
Nos fameux débatteurs de RFI, le dimanche dernier, ont
‘’ignoré’’ toutes ces réalités dynamiques du combat
d’une Afrique mobilisée au sein de l’OUA dès le début de
l’année 1963. Je me demande comment on peut parler des
gens, quand on les méprise comme ça ! Parce qu’il n’est
nul besoin de chercher beaucoup pour savoir ce que
l’Afrique a fait pour se libérer de toute la poisse dont
elle a été souillée en 1000 ans de contacts avec une ‘’blanchitude’’
malsaine, malpropre, sadique, que nos ‘’Spécialistes en
débats tordus des Dimanches matins du MEPRIS DE
L’AFRIQUE sur RFI’’ occultent toujours. Sans sourciller
! Ils gonflent par contre tous les effets handicapants
des magouilles et pourritures que ne cessent d’imaginer
d’incorrigibles criminels blancs, avec leurs fantoches
Noirs dont ils se font tous les ‘’griots’’, au sens le
plus vil ! Que donc la noble classe sociale de notre
Mandéng historique ne se sente nullement concernée ici :
je parle des Médias tarés, quels qu’ils soient, parce
que ce sont eux qui harcèlent nos pays, pendant que
leurs commanditaires et propriétaires s’emploient à
étouffer l’Afrique de la dignité, chaque fois que
celle-ci veut se lever.
5- DE LA ‘’SUBSTANCE’’ DU MESSAGE’’ DESTINE A LA
DESINFORMATION DE NOTRE JEUNESSE
Si on demande à quelqu’un de dire ce qu’il a retenu des
déclarations volubiles de l’émission qui nous intéresse
ici, il ne pourrait que déplorer :
a)- La mollesse des Africains, qu’on a tenté
d’assimiler, tous, aux fantoches de la Françafrique,
incarnés par les Houphouët, les Senghor, ou les Diori
Hamani ! Le SERAIL du REJET De La SOUVERAINETE des
‘’francophones’’, en somme ;
b)- L’effort presque solitaire d’Abdou Diouf, présenté
comme la personnalité ‘’francophone’’ qui aurait été
seule, à la suite de N’KRUMAH, de NASSER, de l’ALGERIE,
un peu, à provoquer quelques bulles à la surface du lac
dormant d’une Afrique incapable de solidarité vis-à-vis
des Noirs d’Afrique du Sud ;
c)- L’ennuyeuse, involontaire et sinistre situation des
pays voisins de l’Afrique du Sud (Mozambique, Zimbabwe,
Namibie), que nos débatteurs ont appelé‘’ ligne de
front’’, ‘’obligés’’ de se trouver dans la tourmente de
l’ANC.
Voilà le message de l’émission ‘’Débat Africain de RFI’’
du Dimanche 14 Février 2010. Message précédé, le Samedi,
d’un dithyrambique ‘’billet doux’’, déclamé par une
espèce de chroniqueur-maison, dont je ne peux pas
orthographier le nom, que RFI met en service, très
souvent, pour des causes bien précises. Ce Samedi-là, il
avait encensé Nelson Mandela comme un Dieu, et insulté
toute l’Afrique Combattante, du passé et du présent, en
multipliant par le néant tous les Héros de sa
libération. RFI est une Maison techniquement performante
: elle dispose de ce ‘’billet’’, et pourrait le
rediffuser. En réalité, de Mandéla, ces gens s’en
foutent éperdument. Ils ne ‘’l’utilisent’ que pour
‘’mieux’’ insulter ceux des géants d’Afrique qui ont
lutté pour Mandéla, pour l’ANC et pour l’avènement d’une
Afrique du Sud aux normes humaines, durablement et avec
succès, alors que Mandéla, neutralisé dans un cercueil
appelé prison, ne pouvait rien, en réalité lui-même.
L’astuce, chez RFI/AFRIQUE, c’est de se donner un
‘’argument’’ contre toute dénonciation de ses procédés
sataniques. Eh bien ! NON, MANDELA n’est pas plus grand,
du point de vue de l’africain conscient, que LUMUMBA,
JOMO KENYATTA, N’KRUMAH, SEKOU TOURE (surtout, et on va
voir pourquoi !), NASSER, BEN BELA, JULIUS NYERERE, UM
NYOBE, EDUARDO MONDLANE, CABRAL, MACHEL, NETO, etc.,
etc. Ce sont ces gens-là qui ont libéré l’Afrique
entière, et qui ont, pour nombre d’entre eux, érigé leur
frère MANDELA en HEROS ; qui ont tellement parlé de lui,
que les Blancs n’ont plus osé le tuer à l’abri des yeux
du Monde. Comme ils en ont tué tant d’autres…IL EST
IMPOSSIBLE AUJOURD’HUI, MEME POUR SATAN EN PERSONNE, LE
VRAI PATRON DE RFI/AFRIQUE, D’UTILISER MANDELA COMME UNE
GOMME POUR EFFACER CEUX QUI L’ONT REELLEMENT DEFENDU ET
SOUTENU !
6 ET L’ESTOCADE, POUR CONCLURE MON PROPOS :
a)- La Guinée de Sékou TOURE a été la deuxième patrie du
jeune Mandéla au début des années 1960. C’est ici, chez
nous, au Camp Kémé Bouréma de KINDIA, que MANDELA et le
père de TABON MBEKI ont été formés militairement ;
b)- MANDELA était porteur d’un passeport Guinéen,
délivré sur instruction d’Ahmed Sékou Touré, au moment
de son arrestation en 1963 ; Et c’est cela qui déplaît…
c)- Bien d’autres combattants de l’ANC ont été formés,
entraînés et financièrement soutenus par la Guinée de
Sékou Touré ; des dizaines d’autres jeunes Sud-africains
Noirs ont étudié dans les écoles et universités
guinéennes, jusqu’au décès d’Ahmed Sékou Touré, en fin
MARS 1984. Je ne trouve pas que ce soit trop vieux, cela
!
d)- Quand l’Afrique du Sud raciste a chassé Myriam
Makéba, et quand les USA l’ont chassée aussi parce
qu’elle s’était mariée avec Stockeley Karmickaël (KWAME
TOURE), c’est la Guinée de Sékou Touré qui les a reçus.
Et c’est bien à partir de notre pays que la diva
militante a pu s’exprimer artistiquement et
culturellement, pour se faire entendre du Monde entier,
et pour mener son combat contre le régime nauséabond de
l’Apartheid, qui ne dérangeait pas la France de
l’époque. Et pas elle seule !
Peut-on, honnêtement, être une grande journaliste
africaine noire ; peut-on être un grand professeur de
droit international réputé de ‘’gauche’’ ; peut-on
accepter de représenter le Secrétaire Général de l’ONU
en Afrique de l’Ouest, ici-même, chez nous ; peut-on se
prétendre un professeur d’HISTOIRE, en tant que Noir
originaire du Sénégal, même si on a choisi de vivre aux
States finalement ; peut-on être simplement un Africain
Noir, comme notre frère le Camerounais défenseur des
droits de l’homme ; peut-on alors franchement, ignorer
TOUT de la VRAIE lutte de l’Afrique pour se libérer de
l’inhumaine domination blanche, dont l’Apartheid n’ a
été qu’une forme, et sûrement pas la pire, oui, peut-on
alors :
-Accepter de participer à un débat pipé d’un bout à
l’autre, à l’initiative d’une personne dont les
complexes d’infériorité afro-négritudienne confinent au
psychotisme esclavagiste irréparable, et chez qui le
dégoût de l’Africanité post-coloniale dicte tous les
propos et comportements ? Inadmissible.
- Etre méchant, ou ignare, ou alimentaire, pour nager
aussi profondément dans la fange? Pourquoi ?
Mesdames et Messieurs, les futures générations de la
Révolution populaire d’Afrique, qui est imminente, mine
de rien, vous indiqueront la voie de l’honneur et de la
dignité, et vous imposeront la VERITE de notre VECU
REEL, pour vous plonger dans la HONTE que vous ne
semblez pas capable d’éprouver aujourd’hui !
Dieu EST pour la VERITE !
Conakry, le 18 Février 2010.
Aly Bocar Cissé : Tél. : 62 27 88 89/ 64 33 37 70.
Professeur et Administrateur Civil à la retraite
CONAKRY - Guinée
Email : cissedebma@yahoo.fr
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