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GUINEE:
CONAKRY,
le 21-02-2010.
Nous
soutenons le Gouvernement de Jean Marie Dore et, nous
restons opposés à toute Election organisée dans la
Précipitation.
(Auteur Ben Daouda Toure)
Depuis
le Gouvernement de consensus de Mr. Lansana Kouyaté, la
Guinée s’est toujours dotée de ses meilleurs cadres,
vertueux et patriotes, exception faite de ceux d’Ahmed
Tidiane Souaré .
Pourtant malgré cette constellation de cadres compétents
au sein de nos différents Gouvernements, le pays n’a
jamais cessé de s’enfoncer dans la déchéance
administrative, l’inconscience professionnelle, la
course aux gains faciles et dans le chaos économique.
Pourquoi ?
Parce que, l’Aspect politique de la crise a été toujours
subordonné aux solutions économiques.
Or, nous l’avions maintes fois soulignés, il n’y a pas
de crise économique en Guinée.
Il n’y a qu’une crise politique dont les conséquences
sont Economiques, Sociales et Culturelles.
Nos économistes ont tous échoué par manque d’une
solution politique adéquate sur laquelle l’Economie
devrait être fondée .
Les Premiers Ministres ont été toujours choisis en
fonction de leur habileté à résoudre les crises
économiques et leur disponibilité à conjuguer avec la
Communauté Financière Internationale.
Leurs possibilités politiques furent toujours limitées
par la mafia qui végète autour de nos chefs d’Etat. Nous
espérons éviter ce piège avec ce dernier Gouvernement.
C’est la première fois dans l’histoire de notre «
Transition éternelle. », que nous avons un Premier
Ministre Politique. C’est une chance donnée à la Guinée
par le CNDD.
Nous soutiendrons cette équipe parce que nous pensons
que Mr. Jean Marie Dore qui est un Homme Politique, a
été choisi par ses confrères pour des raisons
politiques, et il n’y a que des solutions politiques à
la crise guinéenne.
Nous soutiendrons ce Gouvernement aussi à cause de la
doigtée du Premier Ministre et les conseillers qui l’ont
aidé dans le choix de ses hommes et Dames.
Les Ethnocentristes qui jugent chaque Gouvernement en
fonction du nombre de Ministres issus de leurs tribus
ont été très bien servis ; il s’agit ici des adeptes du
quota ethnique de Mr.Thierno Monembo. Les plus nombreux
ont eu le plus grand nombre de Ministères.
Nous saluons cette décision et les invitons maintenant à
se mettre au travail, tout en supposant que ce honteux
débat est désormais clos. Que le Gouvernement travaille
dans la sérénité !
Nous nous réjouissons de façon générale de la qualité
des hommes et des Dames qui composent cette équipe : El
Hadj Mansour Kaba , Kerfala Yassane , Nawa Damey ,
Nyankoye Loua ,Nanfadima Magassouba , Penda Diallo ,
Kerfala Camara , Aly Gilbert Iffono ,Mamoudou Thiam et
la diplomate de carrière Mme Kaba Fatoumata Sidibé
conseillère auprès du Président par Intérim Sékou Konaté
parmi tant d’autres .
Nous applaudissons aussi le maintient de tous les cadres
militaires auxquels personne ne reproche aucune
malversation financière ou économique, malgré toutes les
tentatives d’assassinat de caractère intentées contre
eux.
Pourtant ce beau dosage ne nous garantit pas une sortie
de crise. Malgré notre satisfecit envers ce
Gouvernement, nous ne sommes pas à l’abri d’un échec ;
La cause imminente de cet éventuel Echec sera la
PRECIPITATION.
L’Objectif assigné à ce Gouvernement est la conduite et
l’Organisation des Elections Libres et Transparentes.
C’est de cette mission que viendra aussi son Echec.
LE RISQUE EST LE CONFLIT DES COMPETENCES :
En effet, un Gouvernement d’Union Nationale ne devrait
pas organiser les Elections.
Après un partage du gâteau acceptable par tous, sa
mission devrait être de faciliter l’Organisation des
Elections par un soutien financier, matériel et
logistique qu’il apportera à la Commission Nationale
Electorale Indépendante chargée d’Organiser les
Elections.
Il ne devra pas organiser les Elections. Son rôle doit
être financier et logistique .
L’Organisation des Elections incombe à la Commission
Electorale Indépendante .
Il faudrait absolument comprendre cette nuance et la
maintenir.
Le Caractère Indépendant de cette Commission est
incompatible avec la participation du Gouvernement et
des Partis Politiques à l’Organisations des Elections.
La CENI n’est pas une branche du Gouvernement. Elle a
une Mission bien définie. Dans les conditions actuelles
cette Mission doit être redéfinie en fonction de
l’évolution politique du pays, mais seulement et
uniquement par le CNT et non par le Gouvernement.
Le CNT n’est ni non plus une branche du Gouvernement, ni
une Assemblée Nationale Provisoire.
Il ne devra être qu’un forum de débat et de travail pour
la mise en place d’une Nouvelle Constitution ou d’une
Nouvelle Loi Electorale ou pour trouver un autre
compromis consensuel pour aller aux Elections Libres et
Transparentes.
En aucun cas le CNT ne devrait être confondue à une
Assemblée Nationale Provisoire.
C’est un Organisme composé de « Particules hétéroclites
»greffées autour des Partis Politiques : Un PARTI
POLITIQUE ou une Organisation Syndicale, n’est pas un
Représentant du Peuple ; Le seul Représentant du Peuple
est le citoyen ou la citoyenne élu au suffrage
Universel, ou par un choix quelconque auquel le Peuple
consulté consent. Les Membres du CNT sont désignés par
des Organisations qui n’ont jamais été désignées par le
Peuple pour parler en son nom et d’un autre côté le
Peuple ne sera pas consulté pour le choix individuel des
membres du CNT.
Il y a une différence entre un Choix imposé au Peuple et
le Choix du Peuple.
Si par mauvais calcul politico-politicien, on donne les
Pouvoirs d’une Assemblée Nationale même provisoire au
CNT, nous tomberons dans un conflit de compétences qui
nous conduira dans l’impasse. Il est chargé de Réviser
la Constitution et les lois Electorales : C’est un
Travail Technique.
Les Membres du CNT ne sont ni Députés, ni substituts aux
Députés . Ils ne sont pas chargés d’élaborer le
Programme politique ou économique du Gouvernement.
Par conséquent, le Gouvernement n’a pas de compte à
rendre au CNT.
Il ne doit pas être un Organe de surveillance des
Actions du Gouvernement.
Sinon nous irons tout droit dans un mur de blocage .
Le Gouvernement pare au quotidien et se met à la
disposition du CNT et du CENI, pour toute aide
financière et logistique . Son devoir est d’assurer la
survie de l’Etat pendant la Transition.
Le CNT prépare l’AVENIR et le PROCHAIN ETAT. Sa Mission
s’inscrit dans le Future. Il ne doit pas et pourra pas
participer à la gestion quotidienne de l’Etat. Il doit
être assisté par le Gouvernement sur sa propre demande,
mais le Gouvernement ne lui doit aucun compte.
Les deux Organismes des Missions Complémentaires, mais
différentes.
Ce passage doit être bien compris par la NGR.
Par contre le CNT est un Organe Légal et légitime qui
devra jouer un rôle TECHNIQUE et MORAL très important et
même essentiel à l’avènement d’une Guinée Nouvelle.
Ce sont ses nouvelles recommandations qui seront
exécutées par la Commission Indépendante chargée
d’Organiser les Elections.
Mais en aucun cas le CNT ne pourra se substituer à la
CENI qui est un Organe Exécutif des lois Electorales.
Les membres de la CENI ne peuvent pas être candidats en
aucune Election.
Cette règle ne s’applique pas aux Membres du CNT. Chaque
membre du CNT est libre de rejoindre le Parti Politique
de son Choix et d’être candidat. C’est pourquoi le CNT
ne pourra pas se substituer aux membres de la Commission
Electorale Nationale Indépendante (ceni) dont les
membres ne sont pas éligibles.
La CENI doit rendre des comptes au CNT et au
Gouvernement pour faciliter son propre travail.
La neutralité du Gouvernement doit être absolue dans les
Affaires Electorales.
Si ce tableau semble simple ici, sa mise en place
demande de prendre beaucoup de recules et d’y aller à
petit pas. Parce qu’il s’agira pour la clarté d’une
Feuille de Route de définir :
A.) Le rapport entre le CNDD et le CNT, d’une
part et d’autre part entre le Gouvernement et le CNT.
Ensuite il faudrait redéfinir le rapport entre la CENI
qui doit restée absolument indépendante et le CNT, qui
est un Organe consensuel appelé à disparaitre aussitôt
que ses recommandations seront acceptées et adoptées. Il
faut donc commencer par définir les compétences.
B.) L’Adoption des Recommandations du CNT.
L’Adoption des recommandations du CNT, posera un autre
problème.
Faudrait-il accepter un changement Constitutionnel sans
passer par un Référendum ?
La Constitution est l’émanation de la Volonté du Peuple.
Les Partis Politiques ne sont pas des Elus du Peuple et
tous les Partis Politiques ne seront pas membres du CNT.
Les guinéens s’intéressent à la politique dans leur
large majorité, mais la majorité des guinéens
n’appartiennent à aucun Parti Politique. Faudrait-il
ignorer cette majorité ?
Les Présidents du CNT ont été imposés sans consensus
entre ses différentes composantes cet organisme par un
Pouvoir affaiblit par les Evénements du 28 Septembre.
leur rôle reste à définir.
Les deux Vice-présidents sont des Religieux. Dans notre
Constitution il y a une séparation entre la République
et la Religion. Leur seule présence est déjà
Anticonstitutionnelle.
La Bible et le Coran sont incompatibles avec les Lois de
la République.
Dans ces conditions comment les recommandations du CNT
pourront Constitutionnellement servir les gouvernements
futurs, sans passer par un Referendum ?
Dans les Négociations de Ouagadougou, nous n’avons pas
vu le mot « Référendum. »
Si nous ne passons pas par un Referendum, qu’elle est
l’Institution Légale qui sera habilitée à transformer
ses recommandations en Projets de Lois et les appliquer
?
Par Ordonnance Présidentielle ? Peut-être. Mais quel
Président ; Dadis ou Sékouba ?
Ici nous nous referons au discours de Sékouba « Dadis
est toujours le Président de la Republique. ».
Qui éduquera notre Peuple à 75% analphabètes des
conséquences et bénéfices de la Nouvelle Constitution si
on lui prive le DROIT de Savoir qui se trouvera
dissimulée dans une campagne des « Pour et des Contres »
sur le terrain, dont il devrait servir d’arbitre. ?
Ou alors faudrait-il construire la Démocratie sans le
Peuple ?
Cette politique a marché autre fois avec nous et nos
parents ; nos enfants ne l’accepteront plus.
Notre jeunesse s’est réveillée grâce aux boulets tirés
sur elle .
On ne peut pas tromper tout le Peuple pendant tout le
Temps.
Voilà pourquoi nous demandons d’éviter la Précipitation
dont la première conséquence sera le blocage généré par
un conflit des compétences. Ce qui semble simple
ailleurs ne l’est pas en Guinée. Nous vivons dans un
système Illégal depuis plus de vingt ans.
Mais ce qui était acceptable hier, ne l’ait plus
aujourd’hui. Il faudrait en tenir compte.
Nous sommes assis sur une bombe à retardement.
En cas d’Election bâclée Il y aura des affrontements
Ethniques.
Que chacun soit sure et certain, en cas de révolte
populaire le CNDD reprendra le Pouvoir.
Ou alors nous nous retrouverons dans la situation
somalienne : Une Nation sans Etat Central.
Quelle solution proposons-nous ?
Nous reviendrons.
Ben Daouda Toure .
Zaley.info
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