Bonne et Heureuse année 2012.
2011, une année s’est écoulée tumultueuse, de violences politiques, des morts barbares et aussi des interventions musclées des forces de sécurité et de l’ordre, partout en Afrique et dans le reste du monde. Une année avec des conséquences incommensurables :
- En Côte d’Ivoire, un simple contentieux électoral s’est transformé en une véritable guerre entre le gouvernement du Président Laurent Gbagbo et les rebelles de Alassane Wattara, la France et les Nations unies ; ayant entrainé des milliers de morts des ivoiriens, de l’arrestation du Président Gbagbo et de son transfèrement à la CPI .
- La mort de Ben Usama Laden par la marine américaine au Pakistan ; l’homme le plus recherché de la planète pendant les dix dernières années à cause de nombreux dégâts matériels et les pertes en vies humaines perpétrés par lui et son groupe Al-Qaïda à travers le monde.
- En Libye, l’insurrection populaire de certains citoyens de Bengazi contre le régime du guide libyen le Colonel Mouammar Kadhafi, appuyée par les forces de l’OTAN qui a entrainé la destruction totale du pays le plus développé de l’Afrique du nord, et la mort tragique de l’un des grands panafricaniste de notre temps.
- A la RDC, l’année 2011 finit avec les élections présidentielles très contestées par l’opposition, l’Eglise Catholique congolaise et par une partie de l’opinion internationale. Conséquences, il existe deux présidences dans le même Etat à la manière ivoirienne comme si c’est dire que les dirigeants africains ne tirent pas de leçons des élections mal organisées.
Ainsi, nous pouvons en définitive dire que l’instabilité et les conflits en Afrique, naissent principalement des élections approximatives et la tendance de confiscation de pouvoirs par les mêmes gens. Et, aussi des interventions militaires sauvages des grandes puissances sur le continent noir.
Chers leaders africains, ne donnons pas raisons au Président Jacques Chirac qui a dit que << la démocratie est un luxe pour les africains …..>>.
2012, une année qui s’annonce très électorale à travers le monde ; du Sénégal aux USA en passant par la France.
Aux USA, le monde entier suit avec un grand intérêt les primaires des républicains en vue de la désignation d’un challenger pour Barack Obama, dans la course à la Maison Blanche, en novembre 2012. Qui des républicains peut se tenir devant un Obama good speaker, intelligent et très expérimenté ? wait and see on november 2012.
En France, les choses s’annoncent très difficiles pour Nicolas Sarkozy face un à challenger de taille, François Hollande dont la popularité et la maitrise des choses font l’unanimité du monde politique et économique international. Attendons de voir les 22 avril et 6 mai 2012.
Au Sénégal, les élections de février s’annoncent banales et compliquées, avec la candidature du musicien Youssouf Ndour qui croit surement à son élection à la magistrature suprême du pays et celles des poids lourds de l’opposition tels que Ousmane Tanor Dieng et Moustapha Niasse. Tous ces hommes face au vieux Abdoulaye Wade, 85 ans qui a modifié la constitution du Sénégal pour pouvoir briguer un troisième mandat.
Les 5,3 millions de sénégalais vont se rendre aux urnes le 26 février 2012 pour élire leur président , la dixième de l’histoire depuis l’indépendance du pays. Le peuple a le dernier mot, si le vieux Président ne fait pas recours à la haute technologie électorale.
Au Nigeria, l’année 2012 s’annonce avec les crises socio –religieuses très graves. Au nord du pays, le secte Bokoram règne par ses crimes et attentats et défie les forces de sécurité de l’Etat ; donne l’ultimatum aux chrétiens de quitter la régions.
Le Nigeria, l’un des plus grands et puissants Etats de l’Afrique, un pays très riche mais dont les populations restent très pauvres par manque de sérieux investissements pour le développement économique et social. Le pays dispose pourtant l’une des plus grandes réserves pétrolières mondiales, mais ne dispose aucune raffinerie digne de nom ; ce qui fait que le pays doit importer une partie de sa consommation en produits pétroliers.
Les nigérians furieux de la décision du gouvernement à ne plus subventionner dans le secteur pétrolier ; ce qui du coup va entrainer l’augmentation du prix du carburant à la pompe, descendent dans les rues pour manifester leurs protestations. Le gouvernement fait la sourde oreille face à ces mouvements de grèves ; cependant, le train de vie des dirigeants n’est comparable à la misère de la population.
Il importe donc de se demander à quoi ont servi les différents gouvernements militaires qui se sont succédés à la tête du pays ?
En Guinée, les populations attendent toujours la tenue des élections législatives et communautaires pour enfin finir avec la transition.
Il importe de rappeler aux guinéens que les deux ans de transition militaire ont couté très cher au pays. Tous les marchés conclus en cette période se chiffrent à 1,5 milliards d’euros. Le découvert de la Banque Centrale au Trésor public se solde à 1600 milliards de francs guinéens ( soit 1/3 du PIB) à la prise du pouvoir de Pr. Alpha Condé, Président de la République. A cette même date, la dette extérieure est de 3,3 milliards de dollars ( soit 75% du PIB).
C’est donc le lieu de comprendre combien de fois le gouvernement de Mr Saïde Fofana est confronté aux sérieuses difficultés à convaincre les investisseurs pour faire face au développement du pays. Comprenez que la solution des problèmes guinéens passe obligatoirement par le courage politique et législatif ; d’où l’intérêt du Président à vite organiser ces élections qui sont vraiment nécessaires pour lui plus tot que pour l’opposition, qui continue à jouer du théâtre.
Aussi, nous devons tous gouvernement, partis politiques et société civile, nous impliquer fortement dans le processus de la réconciliation afin que le pays puisse démarrer sa course pour le véritable développement durable. En définitif, tout ce dont souffrent les populations guinéennes résulte de la politique.
Que l’année 2012 puisse apporter la paix, la stabilité et le développement au continent africain.
Bonne et Heureuse Année 2012 à tous nos internautes.
La Rédaction de guineemoderne.