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ANGOLA:
LUANDA, le
12-01-2010.
CAN 2010 :
malgré le spectacle l’ombre de la tragédie plane…
C’est parti ! La 27e Coupe d’Afrique des Nations
(CAN) vient de commencer en Angola. Déjà trois matches
ont été disputés : Angola -Mali 4-4, Algérie -Malawi 0-3
et enfin Côte D’Ivoire- Burkina Faso 0-0.
Qui pourrait faire un commentaire de cette 27e Coupe
d’Afrique des Nations (CAN) d’Angola sans s’incliner
devant la mémoire des innocents qui ont été lâchement
abattus par les rebelles du Front de Libération de
l’Enclave de Cabinda (FREC) ? C’est pourquoi je salue la
mémoire de ceux qui sont morts pour avoir voulu
participer à l’événement sportif le plus important du
continent, le plus spectaculaire, le sport roi, le
football.
La réaction tant attendue de la Confédération Africaine
de Football face à cette flétrissure, a été un léger
mieux. Une minute de silence avant le début de chaque
rencontre du premier tour. C’est cette réaction mitigée
qui a suffit pour provoquer un grand courroux au niveau
des autorités togolaises qui n’ont pas d’ailleurs tardé
à demander à leurs représentants de reprendre leurs
valises.
Il est évident que malgré le retour des Eperviers au
bercail, l’ombre de la tragédie continuera à planer sur
la compétition.
Qu’à cela ne tienne, cet acte abject n’a rien entamé de
l’ambiance festive de la cérémonie d’ouverture, des
rebondissements du match d’ouverture Angola -Mali, de la
surprise de la rencontre Algérie-Malawi et du suspens du
troisième match entre Ivoiriens et Burkinabés qui
faisait office de Derby.
Après les traditionnelles cérémonies d’ouverture,
l’arbitre central de la première rencontre engagera les
hostilités entre le pays organisateur et le Mali du
groupe A. Les Palancas Negras d’Angola soutenus par près
de 50 mille supporteurs du Stade du 11 Novembre de
Luanda, prendront d’assaut le camp adverse pendant le
premier quart d’heure de la rencontre. Coup sur coup,
les Angolais rateront trois occasions nettes de but par
Flavio et Gilberto. Deux joueurs qui ont été des dangers
permanents pour la défense des Aigles durant une bonne
partie de la rencontre.
Il fallait attendre la 22e minute pour voir l’attaque
malienne se réveiller et inquiéter le goal Keeper
Angolais qui avait commencé à prendre du plaisir dans
l’oisiveté.
Voyant que le combat du milieu est entrain d’être perdu
par ses poulains, l’entraineur des Aigles, Stephen Kechy,
fera entrer Sédou Kéita, qui ne devrait pas, en principe
prendre part tôt à cette rencontre pour cause de
blessure, à la place de Modibo, pour donner un peu de
tonus à son milieu en épaulant Diarra du Real de Madrid
isolé parmi ces colosses angolais..
Mais c’est à la 37e minute, sur une faute concédée par
la défense malienne que Gilberto décompose le coup franc
et Flavio toujours en maraude dans la surface de
réparation d’un coup de tête imparable, ouvrira le score
pour les Palancas Negras. Le stade s’explose, le
président Edouardo Santos se lève et madame applaudit.
Cinq minutes plus tard, sur un centre de Mathos, Fluvio
double la mise et la cause est entendue pour les
Angolais. A 2 buts à 0, l’objectif était atteint.
D’ailleurs, c’est sur ce score que le « reffree »
invitera les 22 protagonistes dans les vestiaires pour
un repos de 15 minutes.
A la reprise, les Angolais bénéficieront de deux
penalties à la 64e et à la 74e transformés par Gilberto
et Manucho. Le stade est surchauffé d’ambiance, la loge
officielle danse et chante. Les 3 points des Palancas
Negras sont rassurés.
A 15 minutes de la fin, les Angolais étaient toujours
restés intraitables, ils mènent 4 à 0. Cette fois la
première Dame danse, chante et bat le tamtam. Mais c’est
dans ce dernier quart d’heure de jeu qu’il y aura la
désillusion. Les Aigles s’offrent une réaction d’orgueil
avec deux buts en fin de match signés par le Barcelonais
Sédou Kéita et Frédéric Kanouté de Séville qui est resté
longtemps l’ombre de lui-même. Puis deux autres dans les
arrêts de jeu, par Sédou Keita qui avait mis du temps à
recharger ses batteries et Moustapha Yadabaré. C’est sur
ce score de 4 buts partout que l’arbitre central mettra
fin aux animosités. Ce match fou et pleins de
rebondissements sera certainement une des images à
retenir dans cette compétition.
Le second match du groupe A qui opposait les Fennecs
d’Algérie aux modestes Warriors de Malawi fut la
première grande surprise de cette fête du football
africain. Les mondialistes algériens s’inclinent en
encaissant d’abord deux buts à la première mi-temps par
Russel Mwafulirwa à la 17e minute et Kafoteca à la 35e,
avant de prendre le troisième but dès le début de la
seconde mi-temps, signé Banda (48e mn). Malgré les
assauts des attaquants algériens ce score restera
inchangé jusqu’à la fin des 90 minutes.
Cette victoire surprise du Malawi est un avertissement
sérieux aux présumées grandes équipes qui n’ont en
réalité que leur passé glorieux derrière elles. Avec la
mondialisation du sport, il n’y a plus de petite équipe.
C’est ce que l’Algérie vient d’apprendre à ses dépens.
Annoncé comme muni championnat de l’Afrique de l’Ouest,
le groupe B réduit à trois équipes après le forfait des
Eperviers du Togo suite à l’attaque de leur bus par les
rebelles de l’enclave de Cabinda, ne connaitra désormais
que trois grands chocs entre la Côte D’Ivoire, le Ghana
et le Burkina Faso.
La sélection ivoirienne, avec sa pléiade de stars
évoluant dans les plus grands championnats européens,
n’a pas su prouver sa suprématie sur les Etalons du
Burkina Faso. Gervinho, Drogba et Kader Kéita n’ont rien
pu faire face à une défense sans faille des poulains de
Paolo Duarte. Sans marquage individuel, ni muscle, le
dispositif défensif des hommes du pays Faso, bien
regroupé, qui n’a laissé aucun espace aux attaquants
ivoiriens, a su museler sa Majesté Drogba, le redoutable
Gervinho, le remuant Baki Koné et le puissant Kader
Keita qui ont réussi tout de même à descendre quelques
foudres sur le gardien Burkinabé.
Ce match nul (0-0) obtenu face au grand favori de ce
tournoi n’est pas une surprise pour celui qui a suivi
les Etalons du Burkina dans les éliminatoires. Seulement
deux défaites concédées lors de sa double confrontation
contre les Eléphants de Côte D’Ivoire. Les Burkinabés
n’entendaient plus vendre leur peau à vil pris. C’est
pourquoi malgré la furia ivoirienne, les Etalons n’ont
jamais reculé.
Si cet exploit des hommes intègres leur évite une
élimination précoce, il ne leur garantit pas pour autant
une qualification. Car le prochain match sera contre les
Blacks Stars du Ghana. Quand aux ivoiriens, c’est leur
marge de manœuvre qui se trouve être réduite quand on
sait qu’ils vont passer par les compatriotes d’Abédi
Pélé pour acceder aux quarts de finale. Et pour ce
faire, pour être à l’abri de toute surprise,
l’entraineur des Eléphants, Vahid Halilhodzic doit
revoir son milieu de terrain où Yaya Touré n’a pas pu
faire oublier Romaric qui a brillé par son absence.
Certainement, l’entraineur devrait s’en vouloir d’avoir
écarté une pièce aussi importante au milieu du terrain
par indiscipline, dit-on.
Comme quoi certaines décisions prises à la hâte ont
souvent des conséquences fâcheuses.
Au programme de la troisième journée, mardi 12 janvier,
il y aura la rentrée en lice du groupe C :
16 heures TU, le choc des titans, Egypte-Nigeria
18 heures 30 TU, le combat des poussins,
Benin-Mozambique.
A suivre…
Bangaly Condé « Malbanga »
Condebs09@yahoo.com
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