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GUINEE:
CONAKRY,
le 14-07-2010.
Où sont les
défenseurs des droits de l’homme en Guinée ?
A la suite des manifestations de rue organisées le
lundi, 05.07.2010 par les femmes et jeunes de kaloum
pour dénoncer les fraudes massives qui ont entaché le
scrutin du 27.07.2010.
Certains jeunes de Taouyah sont allés se coucher sous la
pluie à terre devant la résidence du Président de la
transition pour implorer son pardon et lui manifester
leur soutien en dénonçant ce qu’ils appellent le
désagrément des militants d’un parti politique et ce, en
présence de nombreuses épouses des personnalités
actuelles.
Je ne suis pas contre le pardon car nous souhaitons
toutes et tous une transition apaisée. Cependant, je
suis indignée face à ce que je qualifie de traitement
inhumain de la jeunesse qui est l’avenir de notre
société (futur dirigeant et futur leader).
Et surtout lorsque j’entends une femme dire qu’elle a
pris note du message délivré par ces jeunes, qu’elle se
chargera de transmettre et que si leur situation était
littéralement parlant, prise avec une seule main, elle
sera désormais prise avec deux mains.
Voir les images ci-après :
http://gn.telediaspora.net/fr/visuelvideo.asp?Idmedia=9415&idchaine=28&cat=0
Où sont donc les défenseurs des droits de l’homme et les
initiateurs du pardon depuis quelques jours ?
A Monsieur le Premier Ministre Jean-Marie DORE,
Vous que le général KONATE dit être le véritable patron
de l’Administration guinéenne dans tous ces discours
officiels ces derniers temps, avez pris la décision le 9
juillet 2010, à travers un communiqué d’interdire toutes
manifestations aux partis politiques puis tout soutien à
qui que ce soit, chose qui est louable. Quelle est
l’utilité de prendre une décision si on ne l’applique
pas ?
Chers compatriotes,
Les contre manifestations de soutien aux autorités ne
sont ni de nature à unir les filles et fils de cette
nation, ni à aider le futur Président à conduire les
destinées de notre pays. La réconciliation nationale ne
doit pas être un simple slogan mais doit se traduire par
des actes concrets.
Aux femmes,
Je dis que notre rôle n’est pas de servir de caisse de
résonance de quelques groupes d’intérêts que ce
soient mais de :
Cultiver la paix ; Transmettre nos valeurs africaines
basées sur : (l’honnêteté, le respect mutuel et le
compromis) ;
prévenir et
résoudre les conflits par le dialogue ; lutter contre la
pauvreté par les reconnaissances liées à : l’amour, la
solidarité et la justice sociale.
A l’heure où le monde entier a les yeux rivés sur nous,
au lieu de faire preuve de responsabilités, nous offrons
des spectacles gratuits versions pratiques
déshonorantes.
Je termine par rendre un vibrant hommage au peuple de
Guinée qui a fait preuve maturité de le 27.07.2010, jour
du premier tour de l’élection présidentielle qui s’est
massivement mobilisé tant à l’intérieur qu’à l’extérieur
du pays pour s’acquitter d’un devoir civique et souhaite
que la cour suprême transcende toutes les considérations
pour ne dire que le droit dans l’intérêt supérieur de la
nation, gage de stabilité politique et de paix sociale!
Et puis, nous ne pouvons pas opérer un véritable
changement sur les bases : du mensonge, de la corruption
et de la démagogie.
Que « Dieu » sauve notre beau pays. Amen !
Paris, le 13.07.2010
Marie José YOMBOUNO
Présidente de l’AGFDH
www.agfdh.org
France
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