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GUINEE:
CONAKRY,
le 08-07-2010.
M O U B I I
N E : Le début pour la vérité de notre vécu a commencé !
Yâ Allâhou ! (Ô Dieu !)- YÂ Saboûrou ! (Ô toi le
Patient, l’Endurant, le Persévèrent ! Celui à Qui le
dernier mot revient toujours !).
C’est Toi que je me permets d’interpeller dans ma
petitesse, mon insignifiance.
C’est Toi qui Es la vérité. Et Tu as dit :
‘’Bal’ naqh djifou bil haqqhi alal bâtili, fayad
maghouhoû, fa idja houwa zâ highoun’…’’ ! Et je traduis
: ‘’Nous (Dieu, bien sûr !) opposons la Vérité au
mensonge, et elle le fera disparaître. Le voilà qui
disparaît.
St Coran : chap.21, Verset 18.
J’introduis mon propos par le Verbe Immuable dont la
méconnaissance, ou le mépris, pour quelque motif que ce
soit, conduit l’homme à sa perte. Je le fais parce que
je sais que Dieu est l’Acteur prépondérant de l’histoire
humaine, et parce que je sais qu’Il est, à charge et à
décharge, Le Témoin Incorruptible de nous tous.
Notre pays la Guinée est, en toutes choses, exceptionnel
: et c’est là le problème. Car, l’exceptionnel, c’est la
différence en plus ou en moins par rapport à ce qui est
normal. Or dans notre cas, cette différence s’est avérée
comme exceptionnellement négative, presque toujours
depuis plus d’un quart de siècle maintenant. Et ce n’est
pas parce qu’on ne le sait pas, puisque nous sommes
accessibles à la logique, comme tout le bon peuple de
Dieu. Nous comprenons parfaitement la logique, d’autant
plus qu’il est établi que nous avons aussi un QI
exceptionnellement élevé ! C’est connu ! Mais, comme le
Rebelle de la Création, nous avons, on dirait, choisi
d’ignorer le Vrai et le Juste. Nous avons fait le choix
de l’Absurde et du Faux. Contre nous-mêmes, nous avons
adopté la fausseté, avec effronterie et morgue. Et tout
appel à la Raison semble vain : nous sommes comme
possédés par le Démon ‘’Tâghouta’’. Comme tétanisés !
Moi par exemple, tout citoyen lambda que je suis, plus
effrayé cependant par les conséquences de notre
égarement que par nos traditionnelles petites
méchancetés mesquines, du fin fond de ma retraite
guinéo-guinéenne dont les conditions sont si bien
connues, je me suis armé de ma plume, et de tout mon
courage, pour m’attaquer à ce mal national porté par des
gens toxiques au vrai sens du terme. Des gens ignorants
et anarchiques qui ont fait tant de mal à notre pays et
à notre société depuis que Dieu nous a enlevé le Père de
notre Nation en Mars 1984.
Je m’étais donc hissé alors sur le NET, avec hardiesse,
pendant que le tout-puissant PUP, digne héritier du CMRN,
poursuivait encore avec application l’œuvre de
destruction de la Guinée dont des forces obscures
s’étaient fait un point d’honneur : pour pouvoir mentir
ensuite après sur Sékou Touré et sur le PDG, auxquels on
ne pardonne pas d’avoir libéré notre Peuple, et
l’Afrique.
Plus tard, en Juillet 2009, lorsque le Capitaine Dadis
s’était campé lui-aussi dans le rôle d’héritier et de
défenseur de son ‘’père’’ le Général Lansana Conté, et
qu’il s’était environné de ‘’fils’’ haineux de
comploteurs de jadis, j’avais publié une ‘’Lettre
Ouverte’’, qui m’avait valu quelques vilénies de nature
ethno-extrémiste explicite. J’avais néanmoins poursuivi
ce que je considère depuis comme un devoir sacré pour
moi. Sans désemparer donc, j’ai continué à envoyer sur
la ‘’toile’’ d’autres textes, dont voici quelques titres
:
1. Non ! Mon Capitaine Dadis, à vous et à tant d’autres,
il faut qu’on fasse une mise au point !
2. A Thierno Monenembo, disque rayé du système
françafricain de délation goebbelsienne ;
3. Les Guinéens connaissent-ils vraiment Dieu ?
4. Sur RFI/AFRIQUE, la saga antisékoutouréenne…avec
Albert Tévoéjéré ;
5. RFI/AFRIQUE, une honte….pour la France ;
6. Human Right Wach, Internationalise le fameux
‘’particularisme peulh’’ de Guinée ;
7. Le galvaudage de la notion de ‘’Victime’’ : un mépris
et une injure à notre Souveraineté Judiciaire ;
8. Lettre ouverte à Madame la Présidente du Conseil
National de la Transition (CNT)… Palais du
Peuple/Conakry.
L’objectif que je visais, c’était la rupture d’avec le
mensonge, l’hypocrisie et la langue de bois, dont nous
avons fait, presque tous, une tradition nationale bête
et méchante ; une tradition dans laquelle ‘’on’’ s’est
installé avec un niveau d’irresponsabilité exceptionnel,
là aussi !
Aujourd’hui, il y a comme un frémissement, et des
aveugles politiques et historiques d’hier, renonçant à
d’antiques haines injustifiées et vaines, commencent, on
dirait, à revenir aux complexes réalités de notre vécu.
La sagesse admet à juste raison qu’il n’est jamais trop
tard pour bien faire’’ ! Cependant, puisque des
scrupules, et une certaine pudeur, poussent encore
certains à vouloir justifier, ou expliquer tout au
moins, leur alliance d’antan avec les ennemis de Sékou
Touré, qui étaient, objectivement et activement, ceux de
notre Souveraineté nationale, des ennemis dont le
principal, le plus puissant et le plus impitoyable
était, et demeure encore à bien des égards, notre ancien
pays colonisateur, la France, il me semble indispensable
:
a)-qu’on pose et qu’on réponde, posément et
raisonnablement, à certaines questions fondamentales ;
b)-qu’on rappelle certains faits historiques impossibles
à modifier ou à travestir.
I-Prenons par exemple la Guinée Française, notre pays,
au sortir de la 2è Guerre Mondiale: nul ne peut
soutenir, à moins d’être foncièrement cynique, que nos
populations, à plus de 95% à l’époque, étaient
heureuses. Sauf au Lynx où de pseudo-Guinéens
s’époumonent, de nos jours encore, à faire l’apologie du
colonialisme français ! De vrais esclaves mentaux.
On sait, tout le monde sait, que la fin de la 2è Guerre
Mondiale a été suivie, partout, d’une prise de
conscience et de responsabilité sans précédent dans
l’histoire de l’Humanité, de la part de dizaines de
milliers de patriotes, tant en Asie, en Afrique qu’aux
Amériques. Du Vietnam à l’Algérie, de la Guinée
Française au Congo-Léopoldville, de l’Angola au Kenya et
au Mozambique, de l’Afrique du Sud à la Guinée
Portugaise, de Cuba à Madagascar, etc., dans des styles
et avec des stratégies différentes certes, des Meneurs
d’hommes exceptionnels ont eu le génie et la
détermination de changer le cours de l’histoire du
Monde, en détruisant profondément les traditionnels
systèmes d’exploitation des masses populaires, qu’ils
ont ainsi libérées et responsabilisées… !
Ahmed Ben Bella et le FLN en Algérie ;
Mao Tsé Toung en Chine ;
Ho Chi Min au Vietnam ;
Patrice Lumumba au Congo Belge ;
Sékou Touré chez nous ici et, en réalité, pour toute
l’Afrique Noire française, (c’est ce qui choque !)
Agostino Neto en Angola ;
Samora Moïse Mackel au Mozambique ;
Fidel Castro Ruz à Cuba ; et j’en passe !
Dans nombre de ces pays, des patriotes de tous âges et
de toutes conditions, avaient fait le choix sans
équivoque de la guerre, de la destruction de la mort en
masse, pour libérer leurs pays, leurs peuples.
Chez nous ici, un jeune homme, que d’aucuns diraient
prédestiné, ou surdoué, à peine sorti de l’adolescence,
(il a créé le premier Syndicat de l’espace colonial
français d’Afrique à 23 ans !), s’entourant d’un petit
nombre de compagnons de même âge, ce jeune homme donc,
avec une maturité politique et intellectuelle, une
logique et une maîtrise discursive sans commune mesure,
enfin avec un talent oratoire digne des plus grands
tribuns de l’Histoire humaine, c’est ce jeune homme-là,
Sékou Touré, qui a vaincu, sans coup férir, toutes les
forces rétrogrades d’occupation et d’exploitation
coloniales. Il a vaincu ces forces étrangères, oui,
mais, comme la cerise sur le gâteau, avait en même
temps, tel le matador le plus imperturbable, tels le Cid
et d’Artagnan réunis, porté l’estocade qui avait
définitivement abattu le mastodonte malfaisant qu’était
notre féodalité locale. Une féodalité qui comprenait
plus de 300 Chefs de Canton qui s’étaient même arrogés
le droit de vie et de mort sur le peuple, et qui ne s’en
privaient pas : Alamamy Daouda Sylla dit David Tondon a
bien éventré par exemple, et donné ainsi la mort à M’Ballia
Camara en état de grossesse avancée, en 1955, sans
aucune conséquence pour lui, puisqu’il était un Chef de
Canton ! Or, en plus de ces 300 monarques-vassaux du
colonialisme, notre fameuse féodalité comptait aussi
plus de 1000 Chefs de Village. Vassaux, eux, des chefs
de Canton !
Il ne faut pour cela jamais oublier dans l’histoire de
notre pays par exemple :
a) - que le père de Bâ Mamadou, Madani Sâbitou, était le
Chef de Canton de Dinguiraye, et que l’opposition de son
fils à Sékou Touré s’inscrivait dans le cadre d’une
lutte de classes sans concession, malgré les maquillages
qu’on prétend maintenant ;
b) - que Koumandian Keïta était lui-même le Chef de
Canton (le dernier!) de Kouroussa, et qu’à ce titre, le
fait qu’il eût été le Président du BAG, dont Diawadou
Barry n’était que le Secrétaire Général, s’inscrivait
dans la même logique de lutte de classes totale. Et il
en était de même avec sa pseudo-grève, si prématurée
dans un pays qui venait juste de se libérer, on sait
dans quelles conditions ! Cette grève-là était donc
aussi, sans plus, un coup fourré politicien ! Il faut le
savoir ;
c) - qu’enfin le père de Diawadou Barry, justement,
était le Chef de Canton de Dabola. (Et non le dernier
Chef de Canton du Foutah, comme l’ont prétendu récemment
quelques racistes peulhs perdus dans une certaine
mythologie de l’errance, sans autre but que l’impossible
assouvissement de leur haine !). Diawadou n’était
sûrement pas homme à scier la branche sur laquelle il
était assis : le colonialisme ! Il n’y a eu au Foutah
que des gens exceptionnels comme Saïfoulaye Diallo pour
porter ce genre d’idéal de façon majeure ; ou Boubacar
Biro Diallo, dans une moindre mesure certes, mais avec
la même détermination.
Il ne faut pas oublier aussi, si on le sait déjà, ou
alors il faut savoir que :
a)- Le 26 Avril 1957, le PDG avait raflé 57 Sièges sur
60 à l’Assemblée Territoriale de la Guinée Française !
Les Diawadou, Koumandian et autres Barry III, avec leurs
partis politiques, étaient donc laminés alors, et
n’existaient plus que de façon symbolique ! Aussi, sans
autre forme de procès, le Bureau de ladite Assemblée
avait-il porté le ‘’PDG’’ Saïfoulaye Diallo à sa
présidence : la cause guinéenne était, partant, déjà
entendue pour la France, et à plus forte raison pour ses
laquais, les cruels et archaïques petits féodaux de
Guinée ;
b)-Le 14 Mai 1957, mise en place du premier Gouvernement
semi-autonome de la Guinée Française. Sékou Touré, et
non pas quiconque d’autre, en devient le Vice-Président,
tout naturellement.
Et dès le 17 Mai, c'est-à-dire trois petits jours après
sa légitime désignation, au cours d’un grand meeting, il
lance en l’air un épervier, pour symboliser la ferme
volonté du PDG d’amener le Peuple de Guinée à
l’indépendance nationale. Les Diawadou et autres
BarryIII n’étaient plus rien alors sur la scène
politique de notre pays : c’est l’histoire !
c)- Pendant le Semestre qui a suivi, tout le monde a vu
le Gouvernement Semi-autonome restructurer en profondeur
l’Administration territoriale du pays et, le 31 Décembre
de cette année-là, il a procédé à la suppression pure et
simple de la Chefferie traditionnelle qui était l’outil
de domination et d’exploitation par excellence du
colonialisme.
Ainsi, dès la fin de 1957, la Guinée du PDG était prête
pour aller à l’indépendance : c’est net !
Et puis, vous savez, moi, j’ai un grand respect pour
l’engagement d’’’Etudiants’’, de ‘’Jeunes’’ et de
‘’Syndicats’’, qu’une clique de racistes peuhls affirme
avoir ‘’été à l’avant-garde (d’une certaine)
vertigineuse aventure de la campagne du NON au
référendum’’
- Les ‘’étudiants’’ ? Il s‘agit sûrement de la FEANF à
l’époque. Aussi, ne faut-il pas rappeler que son
Président s’appelait alors TEVOEJERE, originaire du
Dahomey qui n’a pourtant pas voté Non ? Le ridicule ne
tue pas certains !
- Les ‘’Jeunes’’ ? Il faut que les auteurs des pamphlets
anti-Sékou Touré et anti-PDG nous disent de quels
‘’Jeunes’’ ils veulent parler, parce que, dit comme ils
le font là, c’est trop vague….
- Par contre, lorsqu’ils vont jusqu’à désigner l’’UGTAN’’
comme incitatrice au vote négatif du 28 Septembre, dans
le but d’exclure Sékou Touré de cette mouvance
indépendantiste à son origine, ils font preuve
d’ignorance, de mauvaise foi, ou tout simplement de
malhonnêteté intellectuelle. Car, voici ce qu’il en est
:
d)- Du 08 au 11 Juillet 1955, au cours d’une réunion du
Comité de Coordination du RDA (dont le Président
s’appelait Félix Houphouët-Boigny !), Sékou Touré, alors
Secrétaire Général du PDG, avait présenté un rapport
proposant la création d’une Centrale Syndicale
Africaine, indépendante des centrales syndicales
européennes :
C’était donc en 1955 ! Sékou Touré était déjà un
‘’indépendantiste’’ Convaincu. Et lorsque l’UGTAN fut
créée en réponse à cette volonté du premier syndicaliste
panafricaniste d’Afrique, c’est encore lui, Sékou Touré,
qui en fut le Secrétaire Général ! Mais où donc étaient
alors les DIAWADOU et autres BARRY III de nos petits
racistes peulhs sourds et aveugles ?
On doit cesser de faire honte à l’Afrique, maintenant.
Nous sommes au 3ème Millénaire : tout est trop
transparent désormais, et la confusion ne peut plus
passer.
II- Analysons un tout petit peu la marche des
évènements en Afrique, et considérons-en les acteurs, à
ces heures exaltantes d’émancipation et de libération de
nos masses populaires.
A. Qui ont-ils été les véritables libérateurs de
notre Continent, et non pas des fantoches ?
1. Ahmed Sékou Touré : déclencheur par excellence du
mouvement révolutionnaire qui devait aboutir à la
libération de l’Afrique. Son action, dont les premières
manifestations ont coïncidé avec la fin de la
‘’Guerre’’, avait été suivi avec intérêt par tout ce que
l’Afrique comptait comme ‘’Elite’’ y compris des
‘’Souverains’’ comme Mohamed V, Roi du Maroc, qui
l’avait ‘’adopté’’ comme ‘’fils’’, à cause de son
patriotisme clairvoyant, et à cause de son
extraordinaire qualité de visionnaire, toutes choses qui
en ont fait, du début à la fin de sa vie, une autorité
courue et vénérée : c’est l’histoire ! Même si un
éphémère changement du rapport des forces, du fait de
son rappel à Dieu en 1984, a permis à d’obscures forces
du Mal de se déployer un peu, grâce au putschiste
Lansana Conté qui les a suivies comme plus personne ne
pourra le faire.
2. Patrice Emery Lumumba : héros et martyr de la cause
africaine sans aucune ambiguïté. Il était venu
s’abreuver à la ‘’source Sékou Touré’’, quelques
semaines à peine avant d’être trahi et tué dans les
conditions qu’on sait, suivant les ordres de
‘’Monstres’’ qui pensaient interrompre ainsi la
Révolution Africaine ;
3. Sir Alâdji Abubacar Tafawa Balewa, du Nigeria. Fiché
comme un ‘’révolutionnaire’’ africaniste, il fut
assassiné et son corps découpé en morceaux jetés à
travers la ville de Lagos, quelques semaines à peine
après qu’il eût quitté Conakry, chez Sékou Touré, le
modèle auquel tous les ‘’Patriotes’’ africains vrais
s’identifiaient ;
4. Kwamé N’Krumah : le ‘’Fromager’’, l’aîné combien
heureux d’avoir eu un petit frère comme Sékou Touré,
l’intrépide déclencheur des indépendances de l’Afrique
dite française.
N’Krumah qui, dès qu’il fut trahi et renversé par des
officiers ghanéens qui avaient pour mentor Houphouët
Boigny, en 1966, est venu tout naturellement s’établir à
Conakry, où il savait rejoindre le praticien du
‘’Panafricaniste’’ de la dignité ! ‘’Panafricanisme’’
dont il était lui-même le théoricien par excellence.
Co-président de la République de Guinée depuis lors, il
mourut d’un cancer en 1972 et fut inhumé de façon
grandiose à Conakry, sa terre d’asile. Avant d’être
rapatrié au Ghana, plus tard, avec autant de majesté, et
avec la reconnaissance sublime de son peuple.
5. Après l’assassinat du patriote camerounais Rubben Um
Nyobe par la France, dans les maquis en pays Bamiléké,
(où la France s’était rendue coupable d’ignobles crimes
contre l’humanité et de génocide ouvert), un des plus
proches compagnons du grand martyr, le patriote Félix
Rolland Moumié était venu se réfugier en Guinée ici,
chez son modèle Sékou Touré. Plus tard, la même France
le fit empoisonner lui-aussi, à Genève, par des monstres
au service d’un système de régence monstrueux qui a fait
tant de mal aux Noirs et à l’Afrique ! Félix Rolland
Moumié fut enterré à Conakry où plusieurs quartiers et
écoles furent baptisés de son prestigieux nom.
6. Sylvanus Olympio, que la France classait parmi les
‘’modérés’’, (il était du Groupe dit de Monrovia),
c’est-à-dire, de ceux qui se démarquaient nettement des
‘’Patriotes’’ dits ‘’Progressistes’’ avec N’Krumah et
Sékou Touré à leur tête. Olympio donc, devenu président
du Togo, avait eu le malheur de vouloir battre monnaie,
et de vouloir, surtout, l’aligner sur le Deutsh Mark
(allemand), dans le but de conférer à son pays une
‘’indépendance’’, dont il avait eu la vision, par
rapport au CFA, qu’il considérait à terme comme un piège
à rats. Ce qu’il n’est pas loin d’être aujourd’hui pour
tous les pays d’Afrique francophone, dont les dirigeants
irresponsables s’étaient arrimés à la France coloniale
sans réfléchir au long terme ! (En véritable ‘’nègres’’
Houphouëto-Senghoriens !).
De toutes les façons, un certain sergent Etienne Eyadéma
s’était chargé (ou avait été chargé) d’abattre le sieur
Olympio, qu’il avait remplacé ensuite à la tête du Togo,
au service et sous la protection de la ‘’France
éternelle’’, pendant près de 40 ans ! Et c’est encore le
Ghana révolutionnaire de N’Krumah qui dut accueillir
l’orphelin Gil-Christ, qui ne manqua pas d’échapper à
plusieurs tentatives d’assassinat lui-aussi, par
Gnassimbgé et sa mouvance.
En Guinée, Sékou Touré donna le nom de Olympio à
plusieurs quartiers et écoles du pays. Certains les
portent encore, malgré que, pendant un quart de siècle,
Lansana Conté, la France et un irréductible groupe de
racistes peuhls, ont tenté d’effacer Sékou Touré de
l’histoire de notre pays, et de gommer tout ce qui peut
le rappeler au souvenir de notre peuple ! Comme si Dieu
n’existait pas … !
7. Marien N’Gouabi, le jeune et studieux officier
révolutionnaire du Congo-Brazzaville, était venu
lui-aussi au début des années 70, boire à la source
inaltérable de la liberté et de la dignité africaines,
chez Sékou Touré, en Guinée ici. Mais puisque c’était
vraiment le type de dirigeant digne qu’il fallait pour
notre Continent, ceux qui ne veulent jamais que des
fantoches à leurs bottes à la tête de nos pays, qu’ils
estiment juste bons à pomper et à sucer, le firent
assassiner en 1977. Ils mirent ensuite à sa place, avec
une adresse diabolique, le Président Sassou N’Guesso
qui, comme l’Abbé Fulbert Youlou, comme Léon M’ba, comme
le très fin El Hadj Omar Bongo (ex-Albert-Bernard !), et
comme tous les autres ‘’monstres d’or’’ du club sacré de
la Françafrique l’avaient fait pour leurs pays, a livré
lui-aussi le Congo à la France…, et à la misère
matérielle et morale, jusqu’à nos jours !
8. Lorsque le PAIGC fut créé et que des Patriotes dignes
de la Guinée Portugaise ont décidé de prendre les armes
pour libérer leur pays, c’est ici à Conakry (à Sékou
Touré, le seul auquel il s’identifiait), qu’Amilcar
Cabral est venu demander l’asile, et une base, pour son
mouvement. Il obtint l’un et l’autre, et bien plus
encore… !
Il est inutile d’énumérer ce que la Guinée, le PDG et
Ahmed Sékou Touré donnèrent à nos frères et sœurs de
Bissau. Et même si, en faisant l’histoire de leur lutte,
des oublieux de ce pays-frère ne mentionnent Conakry que
du bout de leurs lèvres (et même pas du tout Sékou Touré
et le PDG), Dieu et les honnêtes gens témoigneront bien
un jour des sacrifices consentis par la République
Populaire Révolutionnaire de Guinée, en faveur de la
Guinée-Bissau. Amilcar Cabral, lui, n’aurait jamais
oublié, s’il avait encore été là ! Lui, il était de la
même trempe qu’Ahmed Sékou Touré, et c’est bien pour
cela qu’on est venu l’assassiner ici-même, chez nous, le
20 Janvier 1973 … ; deux ans après l’Agression du 22
Novembre 1970, dont notre sœur Hadja Rabiatou Séra
oublie aujourd’hui les victimes, par mépris. Alors que
dans sa position d’exception avérée, tout ce qu’elle
peut dire n’engage qu’elle-même, et elle seule (en tout
cas sur ce genre de question si grave et, si sensible
dans une ‘’Nation’’).
Les gens oublient que Dieu existe, et qu’il est
Samîoul’Alîmou. Il est l’Entendant Qui Sait Tout.
9. C’est ici, en Guinée, chez Sékou Touré, malgré une
distance égale à toute la hauteur de notre Continent qui
est le plus massif de la Terre, c’est donc ici que
Nelson Mandela, et certains de ses compagnons, de l’ANC
(dont le père de M’Béki), étaient venus se former, et
chercher aide et appui, pour libérer leur peuple de
l’emprise du racisme blanc le plus pourri que l’humanité
ait connu.
Peu importe que tout cela soit dissout maintenant dans
un lac de haine ‘’inassouvible’’. Une haine entretenue
sans répit ni trêve par la France, et par une clique de
Guinéens sans racines.
Sitôt que Mandéla et M’Béki étaient repartis chez eux,
avec leur nouvelle nationalité guinéenne, et les
passeports qui allaient avec, les blancs leur étaient
tombés dessus pour les embastiller. Il en est mort
d’ailleurs, le M’Beki ; Quant à Mandéla, on a vu comment
Dieu lui a permis de survivre pendant 27 ans de bagne !
Heureusement d’ailleurs que son premier soutien en
Afrique, Sékou Touré, avait alors provoqué un ‘’raffut’’
si intense et si opportun, qu’il avait réussi à
communiquer sa conviction dans la nécessité d’une
effervescence et d’un harcèlement permanents à ses pairs
de l’OUA. Et c’est cela qui fit recette : la tiédeur
complice et les hypocrisies occidentales furent
vaincues. C’est à l’unisson donc que le monde entier
avait tapé sur les Afrikanders à mentalité
préhistorique, pour faire tomber leur régime inique.
Hélas, Mandéla ne fut libéré que plus de six ans après
le décès du Président Ahmed Sékou Touré. Or,
l’inqualifiable attitude de petitesse et de cécité
historiques des putschistes que la France avait poussé à
prendre le pouvoir et, surtout, à détruire nos acquis :
matériels, sociaux, culturels, et même, et surtout,
notre dignité et notre fierté, tout cela avait privé
Mandéla d’effectuer le Pèlerinage de reconnaissance et
de gratitude qui devait le conduire en Guinée. C’est un
des plus grands regrets de sa vie. Il rendit visite
(autour de nous), à tous les pays dont les élites dignes
avaient refusé d’insulter leurs premiers présidents,
comme nous l’avons fait chez nous, en nous laissant
embourber dans la fange d’un nanisme humain
historiquement putride. Un manque de civisme, et de
civilité tout court, qui coûtera cher et très longtemps
à leurs auteurs.
10. Qui peut nier aujourd’hui que, tout le temps
qu’avait duré la lutte de leurs ’’Mouvements de
libération’’, les Guinéens s’étaient habitués à voir
arriver ici, chez nous, tous les héros et/ou martyrs
comme : Edurdo Mondlane, assassiné à Dar-Es-Salam avec
un colis piégé en 1969, ou Samora Moïse Machel, tué dans
un accident d’avion provoqué par les Blancs d’Afrique du
Sud… ; il était alors le Président du Mozambique. Il
était l’un de la quarantaine d’Hommes d’Etat venus aux
grandioses funérailles de Ahmed Sékou Touré en 1984 !
Et Sam Nujoma de Namibie ; Agostinho Neto d’Angola,
(mort en 1979, de mort naturelle) ; qui peut le nier ?
Qui peut nier tout cela ?
B. Que venaient donc chercher tous ces héros en
Guinée ?
Oui, mais aussi :
1. L’Empereur Haïlé Selassie 1er, le symbole de la
résistance victorieuse à l’occupation et l’exploitation
coloniales : il mit en échec les intentions italiennes
dans ce cadre ; pourquoi a-t-il tenu, au début des
années 70, a venir ‘’Saluer’’ Sékou Touré chez lui tout
particulièrement ?
2. Le Prince Norodom Sihanonk, au début des années 1970
lorsqu’il était en exil à Pékin, suite au coup d’Etat de
Lon Nol ; et plus tard (en 1982), lorsqu’il avait pris
la tête d’une coalition de résistants aux autorités du
Kampuchéa soviéto-vietanamien. Ne venait-il pas, à
chaque fois, chercher le soutien de l’Homme du 28
Septembre (le vrai, le positif 28 Septembre), Ahmed
Sékou Touré ?
3. Qu’était-il venu faire à Conakry, le colossal, le
Maximo, Fidel Castro Ruz qui, croustillante anecdote,
avait réussi à ‘’semer’’ sa sécurité officielle pendant
toute une nuit, pour faire ‘’son maquis’’, incognito,
dans les boîtes de notre Capitale ? C’est le lendemain
qu’il avait coupé le cordon inaugural de l’Autoroute
urbaine qui porte son nom, et que les ‘’Conté’’ avaient
voulu débaptiser, semble-t-il. Après le ‘’Cinéma’’ 8
Novembre’’ rebaptisé en ‘’Cinéma Liberté’’, le ‘’Pont 8
Novembre’’ que RFI/AFRIQUE et son Correspondant bourré
de haine ethnique avaient tenté, en vain, de faire
appeler ‘’Pont des pendus’’ ! L’ ’’on-dit’’ concernant
l’Autoroute n’est-il pas vraisemblable ?
4. C’est loin, très loin, d’Islamabad à Conakry. C’était
surtout loin au temps de la Guerre Froide, lorsque pour
l’Occident la vie des vrais patriotes des pays pauvres
ou sous-développés ne pesait rien. Aussi, pour ces
hommes et femmes qui, dans le monde entier s’étaient
mutuellement identifiés en tant que volontaires d’une
même dynamique sacrificielle à la cause sacrée de
peuples trop surexploités, les distances physiques
n’étaient rien. Ainsi, Zulfikar Ali Bhutto, lorsqu’il
était le Président du Pakistan, avait tenu à venir
rendre les honneurs à l’étrange, l’invincible et
incorruptible combattant de la liberté, et de la dignité
des peuples du Tiers-monde : Ahmed Sékou Touré de
Guinée. Zulfikar Ali Bhutto, souvenez-vous-en, c’est le
martyr du Pakistan, père de la martyre Benazir Bhutto.
Pour cette race d’hommes et de femmes, c’est l’éternité
sans frontière.
5. N’a-t-on pas vu en Guinée, défiler des gens comme
Ernesto Che Guevara ou Laurent-Désiré Kabila (qui avait,
lui, un passeport guinéen) ? N’a-t-on pas vu arriver et
s’établir à vie en Guinée Stockeley Carmichael Alias
Kwamé Touré, ce co-fondateur des Blacks Panthers, qui
avait été l’époux de Myriam Makeba la Guinéo-Sudafricaine,
qui s’était établie elle-même en Guinée jusqu’à la mort
de ‘’son père’’, Ahmed Sékou Touré ; N’avait-on pas vu
tout cela ?
Tous ces gens, ces personnalités artisanes de la
restauration de la dignité humaine, avaient été, qui
assassinés, qui bannis, torturés, dénigrés, et combattus
tous avec violence, avec cruauté, sans concession et
sans trêve, par les obscures puissances de domination et
d’exploitation de l’homme par l’homme. Des puissances
cyniques, criminelles, qui, tels des démons sont
incapables de prendre, jamais, la mesure du Mal Absolu
qu’elles infligent aux faibles et aux pauvres. Des
puissances sombres qui veulent se substituer à Dieu
l’Omnipotent, pour pratiquer et historiciser l’injustice
et le faux.
Conclusion Partielle
Sur la vingtaine de personnalités que j’ai ainsi
évoquées (en grand A et en grand B), treize au moins ont
été assassinées sur la courte période d’un quart de
siècle. Des gens d’une rare qualité ; des gens que des
Peuples animalisés comme les nôtres mettent des
décennies à ‘’produire’’. Des ‘’Valeurs’’ que le
Seigneur dans sa mansuétude donne aux Peuples de la
douleur et de la souffrance, pour leur donner l’espoir
d’une vie autre que la terrible traversée qu’elle est
pour eux. Au point que la mort leur apparaît souvent
comme la délivrance ultime.
Nombre de ces martyrs n’avaient pas infligé aux
puissances de domination internationale une contrariété
au millième de celle d’Ahmed Sékou Touré. Elles les
avaient pourtant ‘’éliminés’’ sans état d’âme : Lumumba
a été dissout dans un fût d’acide, Balewa fut débité,
hâché comme pour un menu d’ordinaire, et jeté à travers
la cité, à destination des chiens errants sans doute.
Mesdames et Messieurs, moi je frémis toujours à l’idée
de ce que les Français et les ennemis ‘’naturels’’ de
Sékou Touré parmi les Guinéens, lui auraient fait s’ils
l’avaient eu, comme ils l’ont cherché environ de 1955 à
1984, soit pendant près de 30 ans !
Voilà la réalité crue que lesdits Français, et leurs
alter ego de chez nous, et les ayants-droit biologiques
de ces derniers maintenant, veulent noyer coûte que
coûte dans une confusion diabolique, avec des gourous,
des mentors, et des ‘’théoriciens’’ d’une littérature et
d’une philosophie dites ‘’de douleur’’, et faites de
mensonges et de mythes sataniques et goebbelsiens.
Je jure par Dieu que ce que je dis là est la vérité de
notre vécu. Si je mens, que Dieu me punisse, à la mesure
de ma forfaiture. Je prie également Dieu, par la Fâtiha
qu’Il réduise maintenant au silence définitif les
tenants de la haine qui ont tant fait de mal à notre
pays et à notre Société. Que Dieu leur rende ce mal sans
réserve. Amine yâ Rabbî ! Car notre Peuple a subi trop
de préjudices de la part de ces gens, qui ne sont
intéressés par aucun débat honnête, par la manifestation
de nulle vérité conciliatoire : Et la France, leur
soutien, bloque les dossiers des traîtres Guinéens qui
l’ont servie, à l’abri de lois félonnes dites de ‘’Sécret-Défense’’
et autres, et elle continue à sus tendre grassement des
réseaux de fabulateurs haineux, comme les ‘’Ourouro’’,
‘’Monenembo’’ et autres ‘’Docteur Bah Thierno’’. Ce
dernier va jusqu’à déformer les propos de Senghor, tant
il est emmuré dans sa haine. Le fantoche
sénégalo-normand, dans un de ses grasseyements de
complexé éternel, avait dit que : ‘’Sékou Touré avait un
amour tyrannique pour l’Afrique’’, et le Thierno a dit
‘’…pour le pouvoir’’ !
La France entretien aussi des fabulateurs et des
allumeurs de dissensions inter guinéennes, des
professionnels, que sont certains journalistes de renom,
chez RFI par exemple, et chez certaines revues et
magazines.
Je nous confie (moi-même et tout ce monde), à Dieu, pour
qu’il nous juge sans réserve et sans concession, selon
que nous sommes dans le vrai ou dans le faux. Et que par
la suite, la Guinée trouve la paix, le bonheur et la
joie de vivre qu’elle mérite, avec son Peuple débarrassé
à jamais du poids maléfique de la France coloniale.
NB : Un lecteur, à la suite d’une de mes
publications, s’est demandé si Aly Bocar Cissé était un
‘’intellectuel’’ ou un ‘’nostalgique’’. Que l’intéressé
sache que je ne suis qu’un militant de la Vérité. Parce
que moi je crois profondément en Dieu qui est La Vérité.
Peu m’importe la catégorisation dans laquelle on voudra
me classer : cela n’engagerait que le classificateur.
Addendum : Oh ! Mesdames et Messieurs : j’allais oublier
la vraie conclusion de ce papier qui est destiné, en
toute vérité, à apprendre à certaines gens la façon la
plus juste d’engager la réflexion, conformément à la
réalité de notre vécu. A apprendre à tous comment éviter
d’être ridicule dans 50, 100 ans et pour toujours, pour
avoir soutenu des incongruités prônées par des ignares
et des égarés. Par ceux dont Dieu Lui-même dit dans Son
Verbe Saint :
a)- Summum’bouk’mum’ um’youn’, fahoum’ lâ yardjioûna !
(Sourds, muets et aveugles, ils ne peuvent plus revenir,
se ressaisir) ! St Coran : Chap.2-Verset 18
b)- Summum’bouk’mun’ Oum’youn’, fahoum’ lâ yaa’ghiloûna!
(Sourds, muets et aveugles, ils ne peuvent plus
comprendre)!
St Coran : Chap.2-Verset 171
Il n’y a aucun domaine de la vie où ces sentences
divines ne s’appliquent pas aux hommes bornés et
bloqués.
Sinon, Mesdames et Messieurs, le fait qu’Ahmed Sékou
Touré a été, demeure, et restera pour toujours un grand
homme digne de respect et de considération, au delà de
toutes mesquineries, de toutes diffamations et de toutes
déformations de sa brève et intense vie terrestre, et
sur l’œuvre qu’il a accomplie, ce fait-là, tombe
vraiment sous le bon sens le plus élémentaire.
Tenez : du jour qu’il a accédé au pouvoir et jusqu’à sa
mort, en grand, en véritable et incontestable géant de
l’histoire, Ahmed Sékou Touré a recherché, identifié,
honoré, inscrit et fait inscrire dans l’histoire de
notre pays, de l’Afrique et du Monde, tous ceux et
toutes celles qui ont œuvré à la grandeur et à la
dignité de l’homme ! Partout.
Nous avons appris quant à nous, et nous avons enseigné
ensuite l’histoire et les hauts faits de :
1- Zébéla Togba, Kobo Tolno, Kissi-Kaba Keïta, Djankén-Wâli,
Koukou Tamba, Alpha Yaya Diallo, Bokar Biro Barry, Dinah
Sâlifou, Samory Touré, Ba Bemba, Biton Koulibaly, Lat
Dior Diop, Albouri N’Diaye, Béhanzin, Sékou Oum Tall,
Cheick Amadou Bamba, Chaka Zulu, le Walyou de Gomba,
etc. Rien que pour les résistants à la pénétration et à
la domination coloniales ;
2- M-Balia Camara, Patrice Lumumba, Félix Moumié, Julius
Nyerere, Amilcar Cabral, N’Krumah, Marien Ngouabi,
Eduardo Mondlane, Mandéla, Gamal Abdel Nasser, Sélassié,
Oumar Dramé, Falaye Traoré, Makia Touré, Ouezin
Koulibaly, Mamadou Konaté, etc, pour les combattants et
martyrs de la liberté africaine ;
3- Ernesto Che Guevara, Mao Tse Tung, Fidel Castro Ruz,
Ho Chi Min, Josip Broz Zito, Mahatma Gandi, Martin
Luther King, etc ; pour les plus fortes personnalités
internationales, les plus marquantes du combat des
Peuples pour leur liberté et leur dignité.
4- Nos ancêtres les plus grands ne furent pas en reste,
dans cette reconnaissance et cette célébration, dans
cette consécration historique, par le Président Ahmed
Sékou Touré. Ainsi, notre Peuple, nos enfants, ont tous
connu Kâya Maghan Cissé, Naré Maghan Konfatta et son
illustre fils Soundiata ; Mansa Moussa ; Sosso Soumaoro
; Sonny Ali Ber ; ou Mamadou Touré ; Les promotions
successives de nos Universitaires ont porté leurs noms,
et leurs lauréats en sont encore fiers !!! L’Askia
fondateur du Tombouctou médiéval force encore notre
administration, en ce début du 3ème millénaire !
Sékou Touré a ‘’grandi’’ tous ces gens : nos rues, nos
écoles, nos quartiers et bien d’autres symboles de notre
pays ont porté, ou plutôt avaient porté les noms de ces
célébrités. Des dizaines et des dizaines de pièces de
théâtre populaires, des chansons des danses et ballets
populaires ont célébré ces personnalités, quasiment de
1955 à 1984.
Sékou Touré l’avait fait parce qu’il était, parce qu’il
est grand lui-même : parce que c’est seulement quand on
est grand soi-même qu’on reconnaît et qu’on respecte un
autre grand. Et il serait totalement erroné de
considérer que c’est l’accession au pouvoir qui fait le
grand.
Après sa mort, on a fait oublier tous ces monuments de
l’humanité à nos enfants !
Et maintenant, voyez comment des contingents entiers de
complexés tout petits : politiciens, journalistes, et
autres petits racistes suant la haine, soutenus tous par
une France inhumaine, cynique et incurablement malade de
son mépris pour le nègre, et de sa haine pour Sékou
Touré, s’attaquent aveuglément et de façon littéralement
démente, à la personnalité d’un des plus géants, des
plus authentiques et des plus dignes représentants de la
Société Noire de tous les temps.
Ainsi faisaient les Philistins contre Samson, lorsque
Dieu voulait éprouver ce dernier. Ainsi feraient aussi
des piranhas, ces petits poissons carnivores et voraces,
auxquels d’obscures forces du mal auraient livré le
corps sans vie d’un grand cétacé, dans les eaux sauvages
de l’Amazone.
Ainsi va donc la vie : un nain ne reconnaîtra jamais sa
‘’nanité’’, ni la vanité de sa ridicule entreprise
nihiliste de celui que Dieu a fait Grand,
définitivement. A la prochaine donc, si Dieu le veut!
Aly Bocar Cissé : Professeur et Administrateur Civil à
la retraite à Sangoyah.
Email : cissedebma@yahoo.fr
Tél : (00224) 64-33-37-70/(00224) 62-27-88-89
Conakry, le 6 Juillet 2010.
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