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GUINEE:
CONAKRY,
le 08-06-2010.
A quel Saint se vouer en Guinée?
Si une élection démocratique transparente a été le
rêve des guinéens au point d’accepter la précipitation
dans laquelle elle fut organisée, force est de
reconnaitre que le vote du 27 Juin 2010 qui fut la
première élection apparemment non influencée par le
pouvoir en place malgré l’ éphorie populaire et une
participation massive de 80%, sans contrainte comme les
précédentes, continue de nourrir l’inquiétude des
guinéens. Notre rêve est-il devenu une réalité ou un
cauchemar?
Les résultats provisoires qui viennent d’être publiés
par la cour suprême semble frauduleux. Un candidat
“malheureux”, Sydia Touré, s’est plaint à la cour
suprême pour des suscitions de fraude, de falsification
de résultats. Avant lui, 17 candidats ont exprimé leur
inquiétude dû à des irrégularités observées çà et là.
Les observateurs internationaux qui ont veillé sur la
crédibilité du scrutin ont unanimement reconnu que les
élections furent transparentes , paisibles et
satisfaisantes; que les irrégularités signalées
n’étaient pas de nature à compromettre la validité du
scrutin. Cette observation qui est certe objective
n’exclue pas les irrégularités dans les coulisses après
que le peuple ait fait son vote. La plainte de Sydia
Touré porte sur des falsifications des résultats de
certaines localités; par qui et pour quoi?
Je pense que les institutions ne font pas la république,
mais les capacités techniques , professionnelles et
surtout morales des hommes choisis du peuple et chargés
pour les faire fonctionner. Sans ces valeurs
intrinsèques de ces fonctionnaires de l’état, il n’y a
pas de vie républicaine vraie.
Cette suspicion est la preuve que le moral de nos
leaders en Guinée laisse toujours à désirer à quel que
poste que ce soit. Dans le passé , des juristes
confirmés ont falsifié la constitution et insérer des
articles qui privilégiaient un homme et ses pouvoirs au
détriment du peuple et de l’avenir de tout le pays. Que
se passe –t-il aujourd'hui?
Une élection est organisée et supervisée par une
commission électorale nationale “INDEPENDANTE” -qui est
sensée observer une transparence et une neutralité
absolues. Peut-elle se permettre de falsifier le scrutin
du peuple qui l’a fait confiance, pour favoriser ou
défavoriser un candidat et ainsi plaire à quelqu’un ou
une tierce partie? Le faisant, réalise- t-elle les
conséquences dans un pays où les ethno-partis semblent
plus prêts à une guerre tribale qu’à la perte de leurs
candidats? Si cette plainte se concrétisait, les membres
de la CENI auraient trahi le peuple, se seraient servi
de sa confiance pour satisfaire leurs intérêts égoïstes
et devraient être déchargés –même au milieu du guède
cette mission sacrée et vitale pour notre démocratie à
l’état embryonnaire.
Les résultats d’une élection nationale doivent être
publiés par la cour suprême. Cette institution juridique
est le symbole de la légalité, de la neutralité et de
l’équité. A ce titre, avant la publication des
résultats, elle aurait dû vérifier scrupuleusement les
documents originaux des bureaux de votes , des
préfectures, des régions, comparer les chiffres obtenus
aux sources à ceux déposés par la CENI, avant de les
publier. Si elle ne l’a pas fait, c’est la prévue qu’une
manipulation institutionnalisée aurait eu lieu. Car une
bonne décision juridique repose sur le principe
cartésien que tout est faut avant vérification.
La vie constitutionnelle et républicaine à la quelle
notre peuple rêve repose sur le respect de la loi par
tous et pour tous. L’institution républicaine chargée
des lois est la Cour Suprême. Si cette institution
fléchissait et cédait à la corruption et à la
manipulation d’où qu’elle viennent, peut-on compter sur
le respect des lois par l’ensemble du peule? Logiquement
, non!
Alors, qui est le vrai ennemi de notre peuple? Si une
commission électorale nationale indépendante et la cour
suprême sont manipulées pour le choix d’un président
démocratiquement élu, à quel saint le peuple de Guinée
peut-il se vouer pour assoir la démocraties en son sein?
Ces deux institutions ont la clé de la paix post-
électorale de la Guinée. Ce sont –elles qui vont
conduire notre peuple au pâturage vert, à l’étable ou à
l’abattoir. Car malgré la détermination insensée de
certains militants de parti à ne pas reconnaitre la
victoire d’un autre candidat que celle du leur, si les
résultats proclamés sont transparents, sans
falsification, moralement, ils finiront par accepter
leur défaite. Mais s’il se rendent compte qu’il y a eu
falsification, ce serait allumer le feu à la poudrière.
Car, si le juge est injuste, le verdict devient
contestable et contesté.
Il n’y a pas de fumée sans feu. La plainte de Sydia doit
être scrupuleusement résolue en vue d’établir la vérité
et la justice pour apaiser les tensions. Le peuple a
montré sa discipline, sa détermination à finir avec
l’anarchie de la dictature par un vote paisible, massif,
preuves d’une maturité politique certaine. Les
institutions chargées de la transitions doivent, par
leur moral, leur impartialité et leur transparence,
sauvegarder la paix dans notre pays martyr. A la
France-car c’est toujours elle derrières les troubles
dans ses anciennes colonies - nous disons trêve
d’ingérence dans nos problèmes internes. Nous savons
tous que ses anciennes colonies constituent sa sève
nourricière sans laquelle elle cesse d’être parmi les
puissances de l’époque moderne. Qu’elle cesse de créer
et entretenir les foyers de tension et de lutte
fratricide dans notre continent appauvri et meurtri.
Qu’elle se rende à l’évidence que tout ce qui a un début
a une fin. La colonisation des pays africains doit avoir
sa fin définitive. Cela n’exclura pas une coopération
bilatérale entre les peuples d’Afriques et leurs pairs
européens. Car à l’ère actuelle de la globalisation,
aucun pays ne saurait évoluer isolément et réussir.
La communauté internationale doit réaliser que le
déséquilibre économique international s’aggrave si les
pays en voie de développement son déstabilisés ,
déchirés par des guerres crées et soutenues par
certaines puissances. L’essor socio-économique de ces
pays s’annihile et les puissances utilisent part de
leurs ressources pour les nourrir, pas même pour les
aider à investir dans des projets de développent. La
planète terre est un seul corps, aucune partie ne peut
s’estimer à l’abri des douleurs de l’autre.
L’industrialisation des pays développés entraine la
pollution de l’atmosphère avec pour conséquences, la
réduction de la couche d’ozone qui nous protège contre
les rayons ultra- violets provenant du soleil ainsi que
la production des pluies acides. Le déboisement des pays
technologiquement en retard pour se procurer de
l’énergie, élargit le désert et envenime l’échauffement
global. De même, les guerres civiles qui déstabilisent
et déciment l’Afrique, entrainent des conflits
sociopolitiques qui détruisent l’économie à cause de la
migration pluriannuelle de la population, abandonnant
derrière elle, des microprojets qui pourraient soutenir
l’essor économique et les promotions sociales. Souvent,
la communauté international, a travers le Haut
commissariat des Refugies (HCR), déploie d’énormes
ressources matérielles et humaines pour assister ces
populations a survivre et non a se développer.
Puisque pour ce nouveau siècle, l’Afrique a besoin de
stabilité politique pour mieux se gérer et enfin
chercher à sortir de l’impasse, la communauté
internationale doit sincèrement soutenir ses efforts au
delà des discours diplomatiques, pour les aider à
choisir les leaders nationalistes et patriotes qu’elle a
besoin pour les orienter sur la voie du progrès.
Dans le cadre particulier de notre pays, que la
communauté internationale n’influence pas le peuple pour
le choix de l’homme qui lui faut pour diriger son
destin. C’est la meilleure façon de soutenir les efforts
de développement socio-économique de nos pays.
Peuple de Guinée, exige des autorités de la transition
une justice dans l’évaluation et les résultat de ton
scrutin historique du 27 Juin 2010, la première fois ou
un un homme du pouvoir n’a été candidat. Que ces
autorités chargées de te conduire à une vie républicaine
te prouvent qu’ils se sont abstenus sincèrement, par
conviction, sans arrière pensée et sans parti pris. Si
une fois de plus l’occasion t’est offerte pour choisir
ton leader parmi les deux top candidats, vote encore
massivement et calmement pour celui que tu crois peut
essuyer tes dernières gouttes de larme. Ta quiétude et
ton progrès postélectoraux en dépendent.
Vive la Démocratie, vive la Paix
6 Juillet 2010
Cécé J. Monèmou ( jbmonemou@hotmail.com)
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