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GUINEE:
CONAKRY,
le 23-07-2010.
Le Peuple vote la CENI sabote
Comme en 1958 sous la direction éclairée du
Président Ahmed Sékou Touré, le peuple de Guinée vient
de prouver encore une fois à la face du monde qu’il
était mur et civilisé, malgré les fraudes massives et
irrégularités organisées
par la CNI de Ben Sékou Sylla.
Le 27 juin 2010 est désormais une date qui s’inscrit sur
du marbre et non sur du sable, car consacre la première
élection démocratique libre et transparente que la
Guinée n’ait jamais connue. Le peuple de Guinée a voté
dans le calme et dans
la discipline et il se prépare pour le deuxième tour
dans quelques semaines. Pourtant les incendiaires
et les journaleux sataniques de la place prédisaient des
crises sociales sans précédent émaillées d’affrontements
ethniques et de règlements de compte. Aujourd’hui ces
apatrides sont à leurs propres frais, le peuple de
Guinée lui est sorti vainqueur de cette première
consultation. Certes, cette élection pluraliste qui a
mis aux prises 24 candidats à laquelle n’ont
participé ni le Président de la transition, ni les
membres du gouvernement encore moins les membres du
Conseil National de la Transition (CNT) a été un vote
communautaire et ethnique, mais cela n’entame en rien
son sens politique et démocratique, car elle
constitue une rupture avec les pratiques du passé et
permet désormais à la Guinée de rentrer dans le cercle
des nations les plus démocratiques.
Quel Guinéen n’a pas eu la chère de poule la nuit du
vendredi 2 juillet 2010 quand le président de la CENI,
Mr. Ben Sékou Sylla, sur les écrans de la télévision
nationale donnait les résultats comme dans un pays qui a
vécu des dizaines d’années dans la démocratie?
Malgré les imperfections et irrégularités constatées ici
et là qui ont d’une manière ou d’une autre influencé les
résultats des urnes, le peuple de Guinée est sorti grand
de cet accomplissement. Même si quelques heures avant la
proclamation des résultats le vendredi 2 juillet,
certains leaders avaient déjà crié aux fraudes massives
à Conakry et à l’intérieur du pays. D’abord c’est le RPG
du professeur Alpha Condé qui sera le premier parti à
dénoncer les fraudes massives et irrégularités qui
avaient entaché ce scrutin. Ainsi selon son chef, arrivé
deuxième avec 20,67 % des suffrages, un vaste
complot était ourdi contre le RPG lors de la
centralisation et le décompte des bulletins de vote.
Aussi, le lendemain de la proclamation des résultats, le
leader du PEDN, l’ancien Premier ministre Lansana
Kouyaté, arrivé quatrième avec 7,75% des suffrages,
criera aux fraudes massives et irrégularités à Conakry
et dans certaines villes de la Haute Guinée et de la
Moyenne Guinée. Dans son entendement un troisième tour
ne serait pas exclu.
Sidya Touré de l’UFR, le malheureux troisième avec 15,
60 % des suffrages, qui était resté serein après le
scrutin, montera aux créneaux dès après l’annonce des
résultats par la CENI pour revendiquer la seconde place
après Cellou Dalein Diallo de l’’UFDG en tête avec
39,72%. Il a dénoncé des fraudes en Haute Guinée,
Moyenne Guinée et à Conakry. Selon lui, l’opposant
historique aurait même bénéficié de la complicité du
Président de la transition et du Président de la
CENI pour être au deuxième tour.
Enfin, Cellou Dalein Diallo, le vainqueur de l’élection
du 27 juin, lui s’est félicité du bon déroulement du
scrutin et a affirmé qu’il était satisfait des
résultats, avant de déposer sa plainte.
Quant à Bah Ousmane de l’UPR, qui a dénoncé avec preuves
concrètes l’ampleur de la fraude qui décrédibilise la
première consultation électorale libre et démocratique a
demandé l’annulation du scrutin surtout à cause des
fraudes massives constatées à Conakry et en Moyenne
Guinée. Plusieurs autres candidats abonderont dans le
sens. Bref, ce sont 21 candidats sur 24 qui déposeront
des recours auprès de la Cour Suprême.
La seule fausse note enregistrée dans ce processus
électoral fut la marche violente des chemises rouges de
Sidya Touré qui ont proféré des injures à l’encontre des
parents du Président par intérim. Il n’en fallait pas
plus pour provoquer le courroux du Général d’armée qui a
même menacé de démissionner. N’eut été la médiation des
présidents des autres institutions républicaines, du
Premier ministre et son gouvernement, des notabilités du
pays, des religieux et certains présidents
africains, notamment Amadou Toumany Touré du Mali, on
serait aujourd’hui à la case de départ.
De manifestations en contre manifestations pour soutenir
le président Sékouba Konaté, les acteurs sont parvenus à
réconcilier les uns et les autres et à demander à tout
le monde de mettre au dessus de tout l’intérêt supérieur
de la nation. C’est dans ce climat d’apaisement que
toute la Guinée attendait les résultats définitifs du
scrutin du 27 juin 2010.
Une attente qui aura duré huit jours, le temps pour la
Cour Suprême de statuer sur les recours déposés par une
quinzaine de candidats et proclamer les résultats
définitifs dans la perspective du second tour.
Sur la jonction des recours, les uns seront irrecevables
et les autres seront pris en compte en conformité avec
la loi. Ainsi, les requêtes retenues, entres autres, ont
été celles des candidats, Alpha Condé (RPG), Sidya Touré
(UFR), Lansana Kouyaté (PEDN), Papa Koly Kourouma (RDR),
Jean-Marc Telliano (RDIG).
Sans surprise, les deux candidats qui ont été retenus
pour le second tour seront confirmés par la Cour Suprême
avec quelques ajustements des pourcentages, et des
annulations de votes à la clé. Ainsi les votes de Matoto,
Ratoma, Kankan, Mandiana et de Lola ne seront pas pris
en compte en raison des fraudes et irrégularités
constatées dans ces circonscriptions.
Ainsi Cellou Dalein Diallo sera crédité de 43.69%, suivi
du Prof. Alpha Condé avec 18,25%. Arrivé, troisième,
l’ancien premier ministre de 1996, recueillera 13,062%.
La quatrième place revendra toujours à l’ancien premier
ministre du gouvernement de consensus de 2007, Lansana
Kouyaté avec 7,04%. Les grands gagnants de la soirée du
mardi 20 juillet furent Papa Koly Kourouma qui verra son
pourcentage passé de 4,85% à 5,75% et Jean-Marc Telliano
du qui a accédé à la 7e place avec 2,33%.
Après analyse de ces résultats définitifs, on peut
affirmer sans risque de se tromper que la CENI roule
pour un des deux candidats. Pathé Dieng directeur des
opérations électorales, El hadj Boubacar Diallo
directeur de la planification, Telly Touré directeur de
la logistique et Telly Diallo directeur financier en
savent quelque chose puisqu'ils ont saboté ce premier
tour ave la complicité de Tibou Kamara ministre
Secrétaire Général à la présidence qui est entrain de
mettre tout en œuvre pour changer les résultats des
urnes.
Comment peut-on expliquer l’annulation des votes de
Kankan, Mandiana et Lola parce que les procès verbaux ne
sont pas parvenus à la Cour Suprême ? Si les Commissions
Electorales Préfectorales Indépendantes (CEPI) de
Kankan, de
Lola et de Mandiana déclarent avoir transmis les procès
verbaux à la CNI, qui donc les a fait disparaître ?
Comment plus de 150 urnes destinées à la Haute Guinée
peuvent-elles des perdent dans la nature ?
Seuls les directeurs des opérations électorales, de la
planification et de la logistique de la CENI pourront
donner des réponses à ces questions.
Enfin, pour éviter les fraudes et irrégularités
sciemment orchestrées par la CENI au premier tour, le
Gouvernement guinéen doit prendre ses responsabilités en
restructurant la « CENI version Cellou Dalein Diallo »
pour lui donner un
caractère national et impartial.
Le Gouvernement de transition doit saisir l’occasion
offerte par la grande muette de restituer le pouvoir aux
civils, d’instaurer la démocratie en Guinée et d’élire
un président issu des urnes. Pour cela, Jean Marie Doré
doit veiller sur l’entourage du Président de la
Transition qui tente par tous les moyens de faire
échouer la transition tant enviée par Sékouba Konaté.
À bon entendeur salut !
Bangaly Condé « Malbanga »
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