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GUINEE:
CONAKRY,
le 14-06-2010.
Le Parti Démocratique de Guinée (PDG) est devenu le
cauchemar de plusieurs compatriotes.
Ces compatriotes feignent d’oublier que leur
champion Cellou était militant du PDG, et aussi ministre
de la deuxième République.
Le PDG était non seulement un parti national, mais aussi
un parti majoritaire dont les fondateurs venaient de
toutes les régions de Guinée : Sékou Touré, Saïfoulaye
Diallo, Béavogui, Mafori Bangoura, etc... ; Le PDG est
le parti qui s'est battu pour obtenir l'indépendance de
la Guinée avec brio, salué dans le monde.
N'oubliez jamais que le PDG avait apporté son aide à
tous les mouvements d'émancipations en Afrique et
ailleurs ; L'Algérie de Boumediene sait comment la
Guinée avait œuvré pour accélérer son accession à
l'indépendance… ; La Guinée ravitaillait les maquisards
algériens en armes et Bouteflika, l'actuel président
algérien traitait à l’époque avec le ministre Abdoulaye
Touré, exécuté lâchement par le régime de CONTE.
Certains parlent de génocide (mot à la mode) ; Un
génocide est l'extermination d'un groupe ethnique ou
social… !
Quel est le groupe ethnique ou social exterminé en
Guinée?
J'aimerais avoir la réponse à cette question !
Le PDG était un groupe composite : il comprenait par
exemples des staliniens, des trotskistes, des léninistes
etc. ... ! Et Chaque camp cherchait à occuper une sphère
importante et tentait d’éliminer l'autre comme c'était
la mode de l'époque.
Bien que L'Union Soviétique et les ETATS UNIS fussent
anticolonialistes, ces deux puissances ont toujours
cherché à étendre leurs influences dans les pays
anciennement colonisés ; Ce qui accentuait les rivalités
entre acteurs politiques
sur le terrain.
En Afrique, la Guinée de Sékou Touré et le Ghana de
Kwamé N'kruma (dit OSSAGIAFO le rédempteur), étaient à
la tête du combat pour la libération de tous les
territoires sous domination coloniale et c'est une des
raisons qui poussaient la France à déstabiliser la
Guinée d’une part, et la Grande Bretagne le Ghana
d’autre part.
Les britanniques avaient réussi au Ghana ; Cependant la
France, malgré l'aide du Sénégal et de la Côte D'ivoire,
n'a pu venir à bout du PDG… ! Les actions de
déstabilisations de la France contre la Guinée furent
reconnues par un gaulliste de la première heure (Pierre
Mesmer dans un document historique dont j'ai la copie).
Le jeune pays boycotté dans tous les projets, avaient
été empêché pendant des décennies par la destruction du
tissu économique, après le pillage colonial qui
navait réduit nos parents au portage at à toutes les
formes de travaux forcés qui durent aussi verser leur
sang durant toutes les guerres impliquant la France
(14-18 ; 39-45 ; Indochine etc.).
Réduire le PDG à la personne de Sékou Touré est une
malhonnêteté intellectuelle et une énorme imbécilité car
un seul homme ne peut pas avoir fait tout ce qui a été
fait dans le pays de 1958 à 1984.
Et n'oublions pas que le PDG, malgré le blocus français,
avait créé plus de 360 unités (industrielles, PME,
PMI,…), de production réparties sur tout le territoire
de notre pays.
J'ai encore en mémoire une des fêtes de l’école
guinéenne de l'année 1964, au cours de laquelle nous
avions tous des chapeaux en papier pour le défilé et
nous étions fiers d'être guinéens, dans le pays de la
fierté africaine, où il y’ avait à manger, à
boire, et même à l’époque de l'électricité en abondance.
Les différents groupes marxisants ont commencé à
s’affronter après chaque congrès de l’époque car, chacun
se positionnait déjà pour l’après Sékou, puisque la
maladie qui l’a emporté était déjà connue de son
entourage.
Certains n'hésitent pas actuellement à mentir en
travestissant l'histoire de notre pays ; Il est triste
d'écrire que l'indépendance de notre pays n'est pas
l'œuvre du PDG avec à sa tête deux personnes d'une
intégrité reconnue à travers l'Afrique et le monde :
Sékou TOURE et Saïfoulaye DIALLO.
Dire que Sékou Touré n'était pas pour l'indépendance est
un mensonge grotesque car dès le début des années
cinquante, il s’y préparait et mon père qui était
acheteur à Kissidougou, m'a raconté comment ils allaient
de village en village pour essayer de préparer les
personnes aux idées du PDG ; Son compagnon était Amara
Touré, frère aîné de Sékou Touré.
Je signale que les Touré de Sanankörö, BassandÖ, et
nous, sommes du même clan que nous appelons le "kabila"
en malinké.
Faire du PDG un parti malinké est encore plus grotesque
que tout: la plupart des ministres du premier
gouvernement PDG étaient des personnes encartées au PDG
car ils étaient là dès les premières heures au RDA, et
furent membres fondateurs du PDG ; Les plus connus par
la suite étaient : Mouctar Diallo, Telivell Diallo, Diao
Baldé, Fodéba Keita, Ismael Touré, Mamadi Kaba,
Abdoulaye Touré, Toumani Sangaré, etc. Aucune ethnie n'a
été privilégiée, ni martyrisée plus que les autres ; Il
est vrai que le président a fait un discours malheureux
en 1976 contre les Peulhs mais ceux qui déversent
actuellement leur venin sur les malinkés n’avaient rien
dit (et ne disent toujours rien), lorsque le président
s'était attaqué à la ville de Kankan, un an auparavant
et en plus il avait laissé ‘’son’’ camarade DIAO BALDE
sur place à Kankan, pour sévir contre ceux qui étaient
accusés de malversations.
Les ressortissants de Kankan n'en veulent pas (et n’en
ont jamais voulu), au camarade Diao Baldé d'avoir
humilié Kaba kabiné dit "lorou lorou". Pourquoi ai-je
lutté contre la première République?
Parce que je n’approuvais pas la méthode utilisée contre
ceux qu'on appelait les contre révolutionnaires:
humiliation, emprisonnements arbitraires, et exécutions
pour des crimes dont personne n'était sûr de la
culpabilité de tous les acteurs de l’époque, nombreux
dans TOUTES les ETNIES du Pays !
‘’Petit Touré’’ par exemple, était mort en prison malgré
les interventions de Bö Touré, son père, ainsi que
celles de mon père (en sa qualité du plus vieux,
puisqu’il était né en 1899) et de tous les patriarches
du clan Sanankörö-Basandö, durant des heures, à la villa
Silly de Kankan, pour le faire libérer mais, c’était
peine perdue car rien ne pouvait fléchir le président
qui opposa que le parti était au dessus de tout, y
compris de lui- même, obligé souvent de se plier aux
décisions du PDG. Petit Touré était l’ami de mon père,
et lorsque ce membre du clan malinké des Touré mourut en
prison, personne n'a crié au scandale. ! Fodéba Kéita,
père de mon ami et neveu Sidikiba, fut également exécuté
(et beaucoup d’autres).
Celui signa mon acte de naissance, Magassouba Moriba,
autre martyr malinké dont personne ne se soucie de la
mémoire en dehors de sa famille, fut également tué par
la révolution.
Toutes ces personnes étaient au pouvoir au même titre
que les Telli, Barry, Diallo etc. Ils n'étaient pas des
anonymes car, ils ont tous exercé ce pouvoir
révolutionnaire et n’étaient pas des paysans anonymes
qu’on serait allé chercher dans des champs pour les tuer
; Ils étaient acteurs et ils ont été broyés par les
clans rivaux.
Telli, avant son retour en Guinée, racontait à qui
voulait l'entendre, qu'il n'y avait pas une aiguille
entre Sékou Touré et lui ; Et c’est ce camarade Ahmed
Sékou Touré qui avait fait de Telli, le Secrétaire
Général de l'OUA car c'est un poste auquel nulle
personne ne pouvait accéder sans le soutien de son pays,
Donc du chef de l’Etat. TOUT LE RESTE EST BLA-BLA !
Après l’agression du 22 Novembre 1970, le Président
Sékou Touré a demandé à l'OUA de venir constater les
dégâts causés par les mercenaires, le président en
exercice de l'époque, le Général Yacubu GOWON du
NIGERIA, et le Secrétaire général de l'OUA Telli Diallo
étaient venus et avaient tenu des propos très durs
contre les envahisseurs ; Ils ont tous les deux demandé
que les auteurs soient durement punis selon la loi
guinéenne !
1970 ! La peine de mort existait encore en France et
toutes les personnes coupables étaient soit passées par
les armes, soit emprisonnées et cela était approuvé par
Telli et le bureau exécutif de l'organisation de l'unité
africaine, dont le président Ahmed Sékou Touré était
l'un des inspirateurs.
Dans quelques jours, nous allons voter pour élire notre
président de la République, Président de tous les
guinéens ; Je souhaiterais que le nouveau président
puisse dans un premier temps, organiser une grande
conférence nationale en sollicitant des historiens
neutres, mais aussi des économistes, afin d'éclairer les
falsificateurs de notre Histoire qui imposent depuis
trop longtemps, et coûte que coûte, des mensonges et des
affabulations, en vue d’ opposer les différentes
communautés de notre pays, pour des intérêts inavoués.
Mais à l’avenir nous répondrons point par point à ceux
qui sont fermés au dialogue et à toute raison.
Sékou Touré n'était pas Mobutu, ni Idi Amin. C'était un
patriote panafricaniste qui a consacré toute sa vie à
l’émancipation des peuples opprimés. Il avait une belle
fortune personnelle, qu’il utilisa pour servir son pays,
au lieu d’en vivre égoïstement isolé. Il a fallu
l'intervention énergique d'un de ses amis d'enfance,
pour qu'il accepte d'acheter la maison de belle vue car,
il ne voulait rien car, il pensait retourner à Dieu le
miséricordieux, comme il était venu.
Les Ben pépito, Sy Savané ainsi que mes frères Jusky (Monenembo)
et Sidoux, doivent cesser maintenant car, le silence des
malinkés ne signifie pas qu'ils ont peur de qui que ce
soit, ni de quoi que ce soit.
La communauté guinéenne qui était le soutien de mon
frère Siradiou Diallo en Côte d'Ivoire, était de la
Haute Guinée : Kaba Karamö dit Karamotoman, Cissé Kalil,
Cissé Fodé dit Damanda Fodé, Tchemödjan, Elhadj Kabiné
etc...
Chaque fois que le président Houphouët et le président
Sékou se réconciliaient, ces personnes étaient
interpellées à la sureté nationale de la CI pour leur
intimer le silence sur la Guinée.
Nous avons assez payé ; Kankan est la seule ville qui a
vu l'arrestation de tous les membres de sa fédération en
1970, une seule survivante : ma cousine Djèdoua (Mme
Kourouma).
Curieusement, personne ne parle des morts guinéens lors
de l'agression du 22 Novembre 1970 ! Il y’avait eu 365
tués par les balles des racistes portugais ; J'ai un ami
portugais qui faisait son service militaire, et qui
avait été envoyé à cette
expédition ; Il réside en France et il est prêt à
témoigner, si un débat avait lieu.
La haine de certains compatriotes pour les malinkés, a
entraîné en 1985 le massacre de tous les officiers
(plusieurs centaines), appartenant à l'ethnie malinké !
Nous savons ceux qui l'ont fait mais cependant, nous
espérerions qu'un jour ils demanderont pardon aux
familles, comme l'avaient fait à leur fin de vie,
Ausarres et le général Bigeard aux victimes d’ Algérie.
Je voudrais signaler à ceux qui ont participé au
colloque de Dakar, que lorsque Barry Dianwandou était
soutenu par l'administration coloniale, le PDG sous la
houlette de Saïfoulaye Diallo et Ahmed Sékou Touré,
préparait la Guinée à voté
‘’NON’’ le 28 Septembre 1958.
Mamadi DIOUBATE.
Vendredi le 11 Juin 2010.
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