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CONAKRY, le 29-03-2009.
Burkina-Guinée : les Etalons imposent leur loi sur le
Syli
Dans le cadre du dernier tour des éliminatoires
combinées CAN-Coupe du Monde, le Burkina-Faso bat la
Guinée sur le score de 4 buts à 2 sur le Stade du 4 Août
de Ouaga, ce samedi 28 mars 2009.
C’est dans un stade archi comble que l’arbitre central
de la rencontre engagera les hostilités entre Burkinabés
et Guinéens. Ce sont les premiers évoluant sur leurs
propres installations, qui auront l’initiative des
opérations.
Dès la 11e minute, sur un débordement de l’ailier gauche
Moumoune Dagano qui joue à Al Khor au Quatar, le Burkina
obtiendra un corner dont l’exécution aurait fait mouche
si le poteau droit des montants gardés par Moussa
Yattara, ne déviait pas ce passement de jambe de Bakary
Koné.
Petit à petit, les hommes du Portugais Paulo Duarte
prendront les choses en main. En l’absence de Kamile
Zayatte, ils domineront le combat du milieu et
maitriseront leurs sujets. Cette légère domination
portera ses fruits à la 22e minute quand le capitaine
des Etalons, Mahamoudou Kéré (Charleroi, Belgique),
récupère une balle dans la surface, suite à un coup
franc de Charles Kaboré et bat lamentablement le « goal
keeper » guinéen.
Au moment où les poulains de Nouzaret ont pris d’assaut
le camp burkinabé pour revenir à la marque, Charles
Kaboré, la bête noire du Syli, hérite d’une balle de son
libero, sert après un excellent travail dans l’axe
central, l’avant-centre Alain Dribril Traoré entre deux
défenseurs guinéens, qui n’aura aucune difficulté de
catapulter le balon au fond des filets de Yattara,
c’était la 28e minute de jeu.
A moins d’une demi-heure de jeu, les Guinéens ont pris
deux buts qu’ils pouvaient éviter avec un peu de
vigilance en défense. Mais comme nous le savons, seule
l’équipe guinéenne peut encaisser des buts dans toutes
ses rencontres contre le cours du match. Autant dire que
ce deuxième but a été d’une facilité déconcertante.
Touché dans son orgueil, le Syli national multipliera
des attaques pour au moins réduire le score avant la
pause, mais les attaquants guinéens échoueront devant
une défense burkinabè bien regroupée. C’est à ce niveau
qu’on ressentira l’absence de Mansaré, d’Ismaël Bangoura
et d’Ibrahima Yattara. Et finalement c’est sur ce score
de 2 à 0 que l’arbitre central conduira les 22
protagonistes dans les vestiaires pour non seulement le
repos, mais aussi permettre aux entraîneurs de revoir
leur tactique de jeu.
Curieusement à la reprise, le chrono du stade ne
fonctionnait plus. Les Burkinabés reviendront avec la
même détermination et augmenteront la mise dès le début
de la deuxième mi-temps par Moumouni Dagano.
A 3 buts à 0, la cause était déjà entendue. Mais les
Guinéens se ressaisiront et obtiendront un penalty qui
sera transformé par le capitaine Pascal Feindouno.
Après ce penalty, les hommes intègres accéléreront pour
aggraver le score. Ainsi sur une passe d’Alain Djibril
Traoré, Moumouni Dagano marquera le 4e but des Etalons.
L’équipe guinéenne n’aura un peu dynamisme au milieu du
terrain qu’après la rentrée de Kamile Zayette (Hull
City, Angleterre). C’est d’ailleurs lui qui réduira la
marque à la 87e minute de la partie.
Apparemment fatigués, les burkinabés subiront le jeu des
Guinéens dans les arrêts de jeu, mais le score de 4 buts
à 2 restera inchangé jusqu’au dernier coup de sifflet
final de l’arbitre algérien.
La défaite de ce samedi lève ainsi le voile sur les
carences d’une équipe qui déçoit chaque jour davantage.
Avec une défense fébrile, un milieu de terrain inerte et
une attaque maladroite, comment le Syli pourra
enregistrer des victoires ? La dernière défaite
contre les Lions Indomptables en France n’était-elle pas
un signal fort pour Nouzaret ?
Désormais des solutions urgentes s’imposent pour
rehausser le niveau de cette équipe guinéenne.
D’abord, les autorités sportives doivent trouver un
grand entraîneur qui ne doit pas être forcément un
étranger. La Guinée possède des anciennes gloires qui
ont besoin d’un petit stage pour diriger cette équipe :
Morlaye Soumah, Chérif Souleymane, Papa Camara, Petit
Sory, Djibril Diarra, Titi Camara, etc.
Logiquement, qu’est ce que l’actuel entraîneur fait
d’extraordinaire ?
Plus de trois ans à la tête du Syli, Robert Nouzaret n’a
toujours pas d’équipe type et n’a proposé aucun système
de jeu à ses poulains. Tous les buts du Syli
interviennent soit sur un coup de pied arrêté, soit dans
un cafouillage. L’équipe est incapable d’aligner quatre
passes successives sans donner le ballon à l’adversaire.
Ensuite les autorités guinéennes doivent prendre leur
responsabilité pour éviter de saper le moral des joueurs
avant les rencontres capitales. Créer toutes les
conditions : payer leurs primes, régler les factures des
hôtels, assurer l’approvisionnement en matériels
sportifs, etc.
D’ici la prochaine journée qui aura lieu les 6 et 7 juin
2009, l’entraîneur doit colmater les brèches, imposer un
système de jeu à son équipe et organiser des matches de
préparation. Car pour la suite des éliminatoires, le
Syli National est condamné à battre les Éléphants de
Côte D’Ivoire à Conakry le 7 juin, s’il veut rester dans
la course pour le mondial 2010 au pays arc-en-ciel.
Bangaly Condé « Malbanga »
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