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GUINEE:
CONAKRY, le
07-03-2010.
Visite de
courtoisie du Ministre de la Communication au Conseil
National de la Communication
Le
nouveau Ministre de la Communication était au "Palais du
25 août", siège du Conseil National de la Communication
(CNC) le mardi, 02 mars 2010. Il s’agissait d’une visite
de courtoisie que M. Aboubacar Sylla rendait à l’organe
de régulation des médias guinéens. Une visite qui s’est
vite muée en séance de travail entre le Président du CNC
et son hôte à travers le tête-à-tête que les deux
personnalités ont eu pendant plus de 30 minutes avant
que l’entretien ne soit élargi aux deux suites.
A la
suite du Ministre de la Communication, on notait une
forte délégation composée notamment de MM. :
- Emile Chérif, Secrétaire général du Ministère ;
- Mohamed Condé, Conseiller du Ministre ;
- Ousmane Camara, Directeur national des Services de
l’Information ;
- El Hadj Fodé Bouya Fofana, Directeur national Adjoint
des Services de l’Information ;
- Thierno Aliou Diaouné, Attaché de Cabinet du Ministre
;
- Souleymane Diallo, Chargé du Protocole
Côté CNC, il y avait MM. :
- Boubacar Bah, Président de la Commission Ethique et
Déontologie ;
- El Hadj Abou Bangoura, Président de la Commission de
Promotion et de Contrôle des publications destinées aux
jeunes ;
- Kalifa Condé, Président de la Commission de
l’Organisation professionnelle et de la Promotion
technique ;
- Jérôme Dramou, membre de la Commission Ethique et
Déontologie ;
- Ibrahima Sylla, Directeur du bureau de Presse.
Dans son souhait de bienvenue, le Président du Conseil
National de la Communication (CNC) a dit la satisfation
du CNC « pour cette visite de courtoise que vous nous
rendez. Nous voulons vous exprimer le soutien du Conseil
National de la Communication quant au nouvel élan, à la
nouvelle dynamique que vous allez apporter en venant à
la tête de ce département et vous rassurer de notre
entière disponibilité à aller dans la même direction
pour le bien de nos populations. »
Jean Raymond Soumah de poursuivre : « Monsieur le
Ministre, vous-même êtes personnellement un fleuron du
pluralisme médiatique en Guinée. Que vous soyez sur
cette même lancée, ne nous étonne pas du tout. Et nous
pensons qu’avec vous, nous allons essayer de rendre ce
service au peuple de Guinée tel que nos textes nous le
demandent et tel que la réalité le commande, davantage.
»
Les deux personnalités ont passé en revue les problèmes
qui entravent l’exercice du travail des journalistes.
L’invite à l’appropriation des textes de lois qui
régissent les médias guinéens mais aussi à l’observation
des règles d’éthique et de déontologie ont figuré en
bonne place au cours de l’entretien entre Jean Raymond
Soumah et Aboubacar Sylla. Pour eux, il s’agit
d’identifier les dispositions adéquates afin de la
concrétisation de l’ouverture des médias de service
public à tous les courants de pensée et d’opinion en vue
de l’expression plurielle.
Le Ministre de la Communication de revenir sur les
grandes lignes de leur tête-à-tête : « Nous avons
évoqué, ensemble les quelques problèmes qui se posent à
la presse écrite et audiovisuelle guinéenne – qu’elle
soit privée ou publique – et aussi nous avons passé en
revue les différents défis qui nous interpellent dans
cette période cruciale dans l’histoire politique de
notre pays où nous nous acheminons, au terme d’une
transition qui se veut relativement courte, vers les
premières élections pluralistes, libres et transparentes
en République de Guinée. C’était de voir dans quelle
mesure nous pouvions, en synergie avec nos différents
services, assurer l’ouverture effective des médias de
service public à tous les courants de pensée et
d’opinion de manière à ce que toutes les sensibilités
politiques, de quelque obédience qu’elles soient, se
reconnaissent dans les émissions de la Radio Télévision
Guinéenne et dans les colonnes de notre quotidien
national Horoya ; ainsi que sur les ondes de nos
différentes radios rurales qui sont installées à
l’intérieur du pays.»
Dans la perspective de cette ouverture des médias de
service public à tous les courants de pensée et
d’opinion, Aboubacar Sylla annonce : « … nous avons
ensemble décidé de mettre en place quelques instruments.
Notamment, nous avons décidé de créer une commission
conjointe qui va être mise en place dès demain [ndlr :
mercredi, 3 mars] et qui va nous permettre de définir
les conditions, les modalités, les critères dans
lesquels cette ouverture des médias de service public va
s’exercer dans la pratique pour qu’il y ait
effectivement une égalité de traitement de tous les
usagers de la communication en ce qui concerne donc les
médias de service public. Nous avons également décidé
[avec le CNC], de mettre en place un cadre de
concertation périodique de manière à ce que nos contacts
ne se fassent pas de manière ad hoc selon l’actualité,
mais que ça soit des contacts réguliers pour nous
permettre d’harmoniser nos démarches pour que la liberté
d’expression dont, la liberté de presse est une des
composantes essentielles et qui est inscrite au fronton
de notre Constitution, puisse être une réalité palpable
en Guinée.»
Ainsi qu’on le voit, les deux parties ont essayé de voir
dans quelle mesure peut être assurée l’ouverture
effective des médias de service public à tous les
courants de pensée et d’opinion tout en évitant que ne
s’installent le clientélisme et le favoritisme dans le
traitement de l’information. Donc, une définition des
règles, de manière à ce que tous les usagers de la
communication aient un libre accès mais surtout un accès
équitable et une égalité de traitement au sein des
médias de service public.
D’autre part, il s’agira, pour ces médias, de savoir
identifier la période ordinaire de celle de précampagne
ou de campagne pour qu'il soit défini la forme que cette
ouverture aux médias de service public doit prendre. Il
ne s’agira pas de faire une campagne électorale avant la
lettre. Ouvrir par exemple des créneaux, faire des
émissions ou interpeller toutes les sensibilités, chaque
fois que l’actualité le commande ou quand il y a des
événements où les prises de position doivent pouvoir
s’exprimer en toute liberté, malgré la diversité, pour
que la qualité de citoyen de chacun, lui soit reconnue
partout.
Le Bureau de Presse du Conseil National de la
Communication
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