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GUINEE:
CONAKRY, le
14-11-2009.
Sport:
la Guinée étrillée par la Côte D’Ivoire
C’est ce samedi 14 novembre 2009 que le Syli
National a rencontré les Eléphants de Côte d’Ivoire à
Abidjan dans le cadre des éliminatoires combinées Coupe
du Monde/ Coupe d’Afrique des Nations. Sans surprise, la
bande à Drogba n’a pas fait dans la dentelle, elle a
violé au moins trois fois la cage de Kémoko Camara,
synonyme d’élimination.
Pourtant, la détermination et l’enthousiasme du Syli à
l’hôtel Novotel du plateau d’Abidjan où il a pris ses
quartiers depuis jeudi dernier, ne pouvaient être que
rassurants. Même si les spécialistes pensaient qu’aucun
résultat positif n’était réalisable, les joueurs
guinéens eux, croyaient. Mais il fallait attendre le
premier coup de sifflet de l’arbitre Zimbabwéen
engageant les hostilités pour voir les Guinéens ranger
leurs armes et se laisser méduser par l’adversaire.
Méconnaissable, sans âme et sans inspiration sur le
terrain, le Syli ne fut que l’ombre de lui-même durant
les 45 premières minutes.
C’est pourquoi dès la 16e minute, sur une excellente
passe de Harouna Dindané, Yao Kouassi Gervinho de l’Ille
intercepte le ballon à la rentrée de la surface de
réparation et bat sans difficulté le goal keeper
guinéen.
Harouna et Gervinho répéteront le même scénarios à la
32e minute pour aggraver le score. Ces deux buts étaient
suffisants pour annihiler le peu d’espoir qu’avaient les
poulains de Mohamed Souaré après leur humiliation à
Accra par les Etalons de Burkina Faso il y a deux
semaines. D’ailleurs c’est sur ce score que l’arbitre
invitera les 22 joueurs dans les vestiaires pour la
pause.
A la reprise, les Guinéens auront un peu de sursaut
d’orgueil et tenteront de revenir dans le match, mais
avec une attaque inexistante où il était impossible de
savoir qui était l’avant-centre où toutes les attaques
se heurtaient à une défense ivoirienne sous le contrôle
de Yaya Touré de Barcelone, on ne pouvait s’attendre à
aucun miracle.
Aussi, du fait que le coté droit était toujours vide,
Kader Kéita revenait-il récupérer le ballon pour
apporter le danger dans le camp guinéen. Souvent Pascal
Feindouno était obligé d’abandonner son rôle de meneur
pour occuper le poste d’avant-centre qui était souvent
vide. Puisqu’à cause de l’absence de Fodé Mansaré,
Souleymane Youla ne savait pas où se placer. Tantôt au
centre, tantôt à gauche. Al-hassane Keita lui, n’était
pas dans le match.
Les ivoiriens procédant aux contres parviendront à
inscrire le 3e but à la 68e minute par Siaka Tiené, le
milieu de terrain de Valenciennes. C’est sur ce score
sans appel de 3 à 0 que l’arbitre mettra fin aux
hostilités. Ainsi c’était terminé pour les Guinéens, car
il n’est plus question de compétitions internationales
sauf après la Coupe du Monde et la CAN qui se
dérouleront sans eux. Quelle honte pour une équipe qui
était classée parmi les huit meilleures du continent?
Aujourd’hui, il revient au nouveau ministre de la
jeunesse et des sports, M. Fodéba Isto Kéita de tirer
les leçons de cette débâcle de notre équipe, colmater
les brèches, situer les responsabilités et apporter des
solutions qui permettront à la Guinée d’affronter les
échéances prochaines avec des équipes compétitives.
Pour reprendre les propos du journaliste ivoirien qui
assurait la retransmission du match à la télévision
ivoirienne, « il faut que les autorités guinéennes
reviennent à l’ancienne politique sportive des années
70. Les deux pays qui dominaient le football africain
dans les années 70, c’était le Ghana et la Guinée à
cause de la politique des sports que NKwame NKrumah et
Ahmed Sékou Touré avaient appliqué et qui a fait de ces
deux pays des vitrines en matière de football. Si le
Ghana reste toujours une référence, c’est parce que les
autorités ghanéennes ont continué la même politique.
Quant aux Guinéens, depuis la disparition du président
Ahmed Sékou Touré tout a été changé et aujourd’hui les
résultats ne sont pas reluisants. Après le triplet du
Hafia en 1977, aucun autre club guinéen n’a atteint les
quarts de finales des championnats africains des clubs
».
Cela est d’autant plus vrai que tous les sportifs
guinéens étaient recrutés dans les lycées et des
universités. Les 90% des joueurs de l’équipe nationale
étaient des étudiants de l’IPGAN. Tant que les autorités
n’arrivent pas à créer les structures adéquates,
notamment les centres de formation des jeunes, la
réintroduction de toutes les disciplines sportives dans
les écoles primaires, lycées et universités, choisir les
cadres intègres et compétents pour la gestion des
sports, la Guinée continuera à enregistrer des résultats
qui ne font la fierté de personne.
Cette équipe ivoirienne qui émerveille tout le monde
aujourd’hui n’est que le produit des différents centres
de formation des jeunes de Côte D’Ivoire. Pourquoi les
Guinéens ne peuvent pas faire autant?
Responsables réfléchissez-en!
Nous y reviendrons après les rendez-vous africain et
planétaire d’Angola et d’Afrique du Sud.
Bangaly Condé « Malbanga »
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